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Écrasement du vol PS752 : l’administration Trump refuse tout blâme, dit un républicain

Un membre de l'équipe de secours ramasse un fragment de l'appareil.

Les tensions entre l'Iran et les États-Unis risquent d'entraver l'enquête.

Photo : Getty Images / AFP

Radio-Canada

Le leader de la minorité républicaine à la Chambre des représentants, Kevin McCarthy, a affirmé mardi que les États-Unis ne sont pas responsables de la mort de 176 personnes à bord du vol PS752 d’Ukraine International Airlines, qui a été abattu par deux missiles la semaine dernière.

Il n'y a pas de blâme ici pour l'Amérique. L'Amérique s'est levée une fois de plus pour la liberté. L'Iran a dépassé une ligne rouge qu'ils n'avaient pas franchie auparavant, tuant un citoyen américain. L'Iran a abattu un avion de ligne commercial innocent. À qui incombe la responsabilité ne fait aucun doute, a déclaré Kevin McCarthy.

Mardi, le premier ministre du Canada Justin Trudeau a affirmé dans une entrevue à la chaîne Global que s'il n'y avait pas eu de tensions et d'escalade récemment en Iran, les Canadiens à bord du vol PS752 seraient en ce moment chez eux avec leurs familles.

Dans ce qui semble être une réplique à M. Trudeau, le leader de la minorité républicaine à la Chambre des représentants des États-Unis a évité mardi les questions de savoir si l'administration Trump aurait dû avertir le Canada de son plan de tuer le général iranien Qassem Soleimani, en insistant sur le fait que les États-Unis ne sont pas responsables de la mort des passagers et des membres de l'équipage du vol PS752.

Un haut responsable du gouvernement canadien, s'exprimant sous couvert de l’anonymat, a mis en garde contre quiconque interprète les commentaires de M. Trudeau comme une accusation contre Donald Trump. Le responsable a souligné que le message du premier ministre depuis l'accident était un appel constant à la désescalade par toutes les parties en cause.

L’ancien premier ministre Stephen Harper s’est lui aussi lancé dans l’arène pour commenter cette tragédie.

De New Delhi, où il donnait une conférence, M. Harper ne pense pas que les Iraniens ont tiré volontairement sur un avion civil, mais le fait que l’Iran sache que cela pouvait arriver et qu'elle a tout de même autorisé des vols civils montre la nature du régime et ses priorités.

Je crois que nous avons besoin de voir un changement en Iran si nous voulons voir la paix au Moyen-Orient, a-t-il déclaré.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a indiqué mardi dans un tweet que lui et le premier ministre canadien Justin Trudeau ont discuté sur la nécessité de punir les responsables iraniens de l’écrasement du vol PS752.

Le propos de M. Zelensky est publié au lendemain d’une déclaration de M. Trudeau dans laquelle il a demandé à l’Iran de gérer les tensions dans la région qui sont également provoquées par les actions des États-Unis.

Les déclarations se succèdent en Iran aussi

L’écrasement de l’avion ukrainien a mis les responsables iraniens sous pression.

Le président Hassan Rohani, qui avait déclaré que c’était une faute impardonnable, a annoncé dans un discours que son pays doit punir tous les responsables de la catastrophe.

Le système judiciaire doit former un tribunal spécial avec des juges de haut rang et des dizaines d'experts [...] Le monde entier va regarder, a-t-il dit mardi.

Les autorités ont annoncé l’arrestation de certaines personnes sans donner de précision.

Une déclaration du général Amir Ali Hadjizadeh, commandant de la division aérospatiale du Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI), a suscité de nombreuses interrogations.

Au lendemain de l’écrasement, il avait déclaré : Nous avons demandé l’arrêt des vols [civils] durant notre attaque de la base d’Aïn al-Assad, mais ça n’a pas été fait.

Ce qui a fait dire à de nombreux observateurs que de hauts responsables vont tomber.

Selon un responsable iranien, cité par Al-Jazeera, c’est à l’autorité de l’aviation civile qu’incombe la responsabilité de suspendre le trafic aérien en cas de menaces ou de conditions de guerre.

Le même responsable a indiqué que parmi les personnes arrêtées figuraient des membres de la force aérienne des CGRI.

La tragédie de l’avion ukrainien survient à un mois des élections législatives en Iran. Elle risque d’occuper une place importante dans la campagne électorale.

Avec les informations de CBC, et Al Jazeera

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