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Vieillir dans un quartier rural

Kathleen Baldwin parle devant un écran projecteur.

Kathleen Baldwin, directrice générale du Centre d'Action bénévole de Rouyn-Noranda, présente le projet Vieillir et vieillir ensemble dans nos quartiers ruraux.

Photo : Radio-Canada / Emily Blais

Diminuer l'isolement tout en aidant les aînés à rester le plus longtemps possible dans leur quartier rural, c'est ce que souhaitent accomplir plusieurs organismes de Rouyn-Noranda.

Le Centre d'Action bénévole de Rouyn-Noranda donne maintenant la parole aux citoyens de 65 ans et plus et aux personnes de leur entourage dans les 12 quartiers ruraux.

Roger Létourneau est assis sur une chaise.

Roger Létourneau participe souhaite trouver des solutions pour les aînés qui, comme lui, veulent demeurer en milieu rural.

Photo : Radio-Canada / Emily Blais

On a une connaissance pour certains quartiers, mais il y en a d'autres qu'on connaît moins. On veut vraiment avoir un bon portrait juste pour ensuite pouvoir dire "Il y a peut-être des solutions qui se mettent en place dans certains quartiers qui pourraient être mis à profit dans d'autres", mentionne la directrice générale, Kathleen Baldwin.

J'ai certains problèmes de santé et si ce projet-là peut m'amener des solutions pour que je demeure à la maison, ce sera tellement merveilleux.

Roger Létourneau

Roger Létourneau a décidé de s'impliquer dans le projet Vivre et vieillir ensemble dans nos quartiers ruraux pour trouver des solutions pour les aînés. En travaillant pour le Centre Bernard-Hamel, je rencontre des aînés, je rencontre des gens de tout âge. Le problème, c'est que les gens n'ont pas la chance de s'exprimer comme ils le veulent, dit-il.

Il habite le quartier Cloutier et souhaite y vivre encore plusieurs années avec sa femme.

Je vis dans un fin fond de rang, j'ai toute une communauté tout autour de moi, affirme-t-il. J'ai des amis, ma vie sociale est grande. Quitter ça pour m'en venir en ville, non.

Un fauteuil roulant.

Le projet vise à permettre aux personnes âgées de demeurer chez elles plutôt que d'aller vivre en résidence.

Photo : Radio-Canada

Pour lui, les moyens de déplacement représentent l'enjeu principal. Quand j'étais plus jeune, on se servait d'autobus scolaires, aussi plate que ça! On embarquait dans l'autobus scolaire et on allait en ville. Aujourd'hui il reste quoi? Les taxis à 50,00 $ pour monter à Rouyn? Ce n'est pas tout le monde qui peut se le permettre, et il y a beaucoup de personnes qui n'ont plus de permis de conduire. Ils perdent une certaine indépendance, observe M. Létourneau.

Les soins de santé, l'entretien du domicile et l'alimentation font aussi partie des problèmes ciblés. Le comité souhaite contribuer à la mise en place des solutions pour permettre aux citoyens de vieillir dans leur quartier.

Rester à la maison

Pour le professeur en travail social à l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, Dominique Gagnon, il est essentiel de mettre en place des paramètres pour que les aînés restent chez eux le plus longtemps possible, lorsqu'ils le peuvent.

C'est important pour les personnes et sur le plan économique et c'est pour ça que, je dirais dans une quinzaine d'années, le coeur de la réponse aux besoins des personnes qui ont des problèmes de santé, ce n'est pas l'hôpital, c'est le domicile, indique Dominique Gagnon. Ce qu'on a appelé le virage domicilo-centriste, faire en sorte que les services répondent le plus possible aux personnes dans leur communauté plutôt que de les amener à l'hôpital, plutôt que de les amener dans des institutions, plutôt que de les amener dans des centres de soins de longue durée.

Le projet

La collecte de données fait partie de la 2e phase du projet Vivre et vieillir ensemble dans nos quartiers ruraux. Les personnes intéressées pourront transmettre leur opinion au Centre d'action bénévole de Rouyn-Noranda jusqu'en mai.

L'embauche d'une travailleuse en milieu rural en octobre 2018 faisait partie de la première phase.

Depuis ce moment-là, [Jade Aumond] est en poste dans les 12 quartiers. Elle a fait du repérage au niveau des personnes en situation de vulnérabilité, isolées et elle les accompagne vers les ressources. À ce jour, on a plus d'une centaine de personnes qui ont été rejointes. Ça permet aussi au comité de suivi qui accompagne Jade dans son travail, c'est d'identifier des besoins qui mériteraient qu'on donne une réponse plus collective, soutient Kathleen Baldwin, directrice générale Centre d'Action bénévole de Rouyn-Noranda.

Le projet est développé en collaboration avec les membres de la Table des aînés de Rouyn-Noranda. La recherche est financée par le Programme Nouveaux Horizons pour les aînés du gouvernement du Canada.

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