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Une clinique ambulante à Ottawa pour aider les usagers des centres d’injection supervisée

Une fourgonnette, la porte ouverte, devant l'hôtel de ville d'Ottawa.

La fourgonnette, son personnel et leur équipement ont été payés grâce à un don de Telus.

Photo : CBC/Laurie Fagan

CBC

Les usagers des divers centres d’injection supervisée d’Ottawa peuvent désormais recevoir des premiers soins et de l’aide psychiatrique de professionnels qui circulent dans les rues de la capitale dans une fourgonnette spécialement adaptée.

Cette initiative est le fruit d’un partenariat entre Santé urbaine Ottawa, Santé publique Ottawa, le Centre royal de santé mentale d’Ottawa ainsi que des centres de santé communautaire de Côte-de-Sable et Somerset West.

Le tout est financé par Telus, qui offre un million de dollars sur cinq ans pour payer le véhicule, l’équipement et le salaire du personnel qui y prendra place.

La fourgonnette passera plusieurs heures à chacun des quatre centres d’injection supervisée d’Ottawa, et les intervenants à bord auront accès aux dossiers médicaux des bénéficiaires.

Wendy Muckle pose pour la caméra debout dans une fourgonnette modifiée en petite salle d'examen médical.

Wendy Muckle pense qu'il était grand temps qu'un service d'aide mobile voit le jour.

Photo : CBC/Laurie Fagan

Une infirmière praticienne, une infirmière spécialisée en psychiatrie et une psychiatre offriront de l’aide à tour de rôle depuis la fourgonnette du lundi au vendredi durant la journée. Les instigateurs du projet aimeraient aussi éventuellement assurer un service la fin de semaine.

Cette initiative est d’une grande importance, même si la fourgonnette n’accueillera des bénéficiaires que cinq jours par semaine, selon la présidente-directrice générale de Santé urbaine Ottawa, Wendy Muckle.

C’est très frustrant de voir que la consommation de drogue de certaines personnes est poussée par des problèmes de santé mentale qui ne sont pas traités, a-t-elle souligné. Ce service est aussi nécessaire pour prodiguer des soins primaires, comme traiter une infection.

C’est vraiment bien d’avoir quelque chose qui peut apporter un peu de lumière, alors qu’on nage en pleine crise des opioïdes et qu’il y a autant de mortalité et de souffrance.

Wendy Muckle, présidente-directrice générale de Santé urbaine Ottawa

Mme Muckle a également noté que certains usagers des centres n’ont ni médecin de famille ni carte d’assurance maladie, et qu’ils sont plus portés à se tourner vers les centres d’injection pour se traiter eux-mêmes.

C’est un endroit qu’ils fréquentent déjà et où ils se sentent en sécurité. Ils connaissent aussi le personnel, a-t-elle indiqué.

Bâtir et entretenir la confiance

Un pair travailleur sera également à bord de la fourgonnette pour bâtir des liens de confiance avec les usagers. Matty Gaudet, 39 ans, œuvre à ce titre pour Santé urbaine Ottawa. Il consommait auparavant de la métamphétamine en cristaux [cristal meth] et de la cocaïne alors qu’il luttait contre une dépression.

Il ne prend plus de drogues depuis 11 ans. J’en voulais toujours un peu plus. J’étais hors de contrôle, se souvient-il.

Matty Gaudet pose pour la caméra devant une fourgonnette ouverte modifiée pour être une petite salle d'examen.

Matty Gaudet a lui-même été polytoxicomane avant de se mettre à aider ses pairs.

Photo : CBC/Laurie Fagan

Après plusieurs surdoses, Matty Gaudet s’est fait dire qu’il allait mourir s’il continuait de consommer de la drogue à la même cadence. C’est ce constat qu’il l’a poussé à arrêter, et il estime que plusieurs toxicomanes ont besoin d'une impulsion similaire.

On a vraiment besoin de cette fourgonnette parce que ceux qui font une psychose ont besoin de se confier à une personne qui fait preuve de compassion. Et un psychiatre qui peut offrir de l’aide sur place, ça va faire une immense différence, a fait valoir M. Gaudet.

Maintenant, on a un véhicule qui nous permet de nous rendre aux bénéficiaires en fonction de leur horaire et quand ils sont prêts, sans qu'ils soient jugés, a-t-il ajouté.

Avec les informations de CBC

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