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Prévenir la tuberculose à Uashat mak Mani-utenam

Un doigt montre un point précis sur une radiographie de poumons.

La tuberculose se développe le plus souvent au niveau des poumons. (archives)

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le centre de santé de Uashat mak Mani-utenam et la Direction de la santé publique de la Côte-Nord poursuivent leurs démarches pour prévenir les cas de tuberculose dans la population à la suite d’une éclosion de la maladie dans les derniers mois.

Dans les deux dernières années, trois personnes ont reçu un diagnostic de tuberculose dans la communauté, dont un cas au mois de décembre et un autre au mois d'août dernier.

Afin de prévenir une épidémie, les autorités sanitaires demandent aux personnes qui ont des symptômes de toux avec crachats, de la fièvre, une grande fatigue, des sueurs nocturnes ainsi qu'une perte de poids et d’appétit de consulter un centre de santé.

Sans être alarmiste, c’est sûr qu’on est à la recherche de cas contagieux, on demande aux gens de collaborer quand il y a du personnel de la santé qui vient voir des gens pour des questionnaires d’enquête, pour une évaluation médicale, demande Karine Régis, la directrice de la santé de Uashat mak Mani-utenam.

Karine Régis, la directrice de la santé de Uashat mak Mani-utenam

Karine Régis, la directrice de la santé de Uashat mak Mani-utenam

Photo : Radio-Canada / Daniel Fontaine

Il faut vraiment que les gens collaborent parce que ce qu’on veut vraiment, on veut éviter la propagation de la maladie.

Karine Régis, la directrice de la santé de Uashat mak Mani-utenam

Yassen Tcholakov, un médecin résident en santé publique sur la Côte-Nord, ne peut expliquer pourquoi Uashat mak Mani-utenam était particulièrement touchée par la tuberculose.

Yassen Tcholakov, médecin résident en santé publique

Yassen Tcholakov, médecin résident en santé publique

Photo : Radio-Canada / Daniel Fontaine

Selon lui, il y a plusieurs circonstances qui peuvent expliquer qu’il y ait une éclosion plus à un endroit qu’à un autre.

Il rappelle que la maladie se transmet par voie aérienne lorsqu'une personne tousse ou éternue et qu'elle projette des microbes dans l'air.

Les facteurs de risques, c’est vivre en proximité avec les gens, d’être exposé à des gens qui peuvent être malades, donc être un professionnel de la santé, c’est un facteur de risque pour la tuberculose, d’avoir un moins bon accès à certaines ressources [aussi], explique Dr. Tcholakov.

Précisons que sur la Côte-Nord, le taux de présence de la maladie est inférieur à la moyenne canadienne, qui elle aussi est l'une des plus basses au monde.

Avec les informations d'Alix-Anne Turcotti

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