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L'Iran doit « respecter la volonté » des familles des victimes, insiste Champagne

« Ce qu’on attend du gouvernement iranien est qu’il respecte la volonté des familles », insiste le ministre.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

L’Iran doit se plier aux demandes du Canada et de la communauté internationale de « respecter la volonté des familles » et d’assurer que l'enquête et le rapatriement des dépouilles « se fassent en vertu du droit international », selon François-Philippe Champagne, ministre canadien des Affaires étrangères.

En entrevue à En direct avec Patrice Roy avant son départ pour Londres, où se réunira le groupe de coordination des pays dont des ressortissants sont morts dans la tragédie du vol PS752 d'Ukraine International Airlines, le ministre Champagne rappelle que sa priorité demeure les familles des victimes.

Ce qu’on attend du gouvernement iranien est qu’il respecte la volonté des familles, dit le ministre au sujet du rapatriement des corps. Et c’est sur cela que je vais insister lors de la réunion du groupe international jeudi.

Affirmant que les cas de catastrophes aériennes comportent déjà leur lot de complications, M. Champagne ajoute que la situation est encore plus complexe quand on se trouve dans un pays comme l’Iran.

Le fait de ne pas avoir d’ambassade, ça complique les choses, reconnaît le ministre.

Il indique que la première chose qu’il a eu à faire était de s’assurer d’avoir une équipe de réaction rapide, qui est maintenant à Téhéran. Elle est appuyée par d’autres ressources depuis Ankara, en Turquie.

Au Canada, les services du ministère ont ouvert des bureaux à Vancouver, Edmonton, Winnipeg, Toronto et Montréal pour offrir aux familles des victimes un accès à des agents consulaires.

Toutes les familles des ressortissants canadiens ont été contactées, indique-t-il.

Une partie du cockpit du Boeing 737-800 d'Ukraine International Airlines abattu par l’armée iranienne.

Les enquêteurs ukrainiens ont conclu dès les premières heures qu'un missile était probablement responsable de la destruction de l'avion d’Ukraine International Airlines.

Photo : Reuters

Au sujet des experts canadiens envoyés en Iran et de leur implication sur le terrain, le ministre assure que ceux-ci jouent un rôle accru dans l'enquête.

On a d’abord permis à nos enquêteurs d’être sur place, ce qui est une bonne chose. […] Ce qu’on veut est un rôle actif pour les enquêteurs canadiens, assure M. Champagne.

Le monde est en train de juger l’Iran présentement sur les actions qu’il va poser pour s’assurer que l’enquête soit transparente, pour s’assurer que ceux qui ont commis les crimes soient punis et pour s’assurer aussi que cette enquête soit selon les standards internationaux.

François-Philippe Champagne, ministre canadien des Affaires étrangères

Le gouvernement iranien a annoncé plus tôt mardi l'arrestation de personnes impliquées dans l’écrasement de l’avion de la compagnie ukrainienne, abattu par erreur par l’armée iranienne.

La chute du Boeing d’Ukraine International Airlines a causé la mort des 176 personnes qui étaient à bord, parmi lesquelles se trouvaient 57 Canadiens.

Cette tragédie a eu lieu au moment où les forces iraniennes menaient une attaque contre des bases en Irak abritant des soldats américains à la suite de l’assassinat par les États-Unis du général Qassem Soleimani, au début de janvier.

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