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Des journées de concertation pour la Commission scolaire du Lac-Abitibi

Une salle de classe vide

En Abitibi-Témiscamingue, des Commissions scolaires incluent des journées de concertation, soit des journées où les enseignants n'enseignent pas.

Photo : Getty Images/iStock/DONGSEON KIM

Piel Côté

Depuis l'an dernier, des écoles de la Commission scolaire du Lac-Abitibi (CSDLA) effectuent des journées de concertation entre enseignants sans élèves, en plus des journées pédagogiques. Si la pratique est décriée par certains, les parents, eux, ne semblent pas y voir de problème.

Ce temps de travail entre enseignants doit leur permettre de se concerter afin d'offrir une pédagogie plus efficace.

Les 180 jours de classe prescrits par la loi sont néanmoins atteints parce que les journées d'enseignement régulières sont compressées de quelques minutes.

En Abitibi-Témiscamingue

La directrice générale de la CSDLA, Isabelle Godbout, explique que les journées pédagogiques ne suffisent plus parce qu'elles sont souvent très chargées.

Ce sont des journées qui servent à de la formation des enseignants, mais aussi à de l'information avec la direction, et souvent ces journées sont placées en fin d'étapes, donc il y a beaucoup de planification et de réajustement dans l'étape suivante, dit-elle.

À Rouyn-Noranda, la commission scolaire tient aussi ce type de journée. Le président de la Commission scolaire de Rouyn-Noranda (CSRN), Daniel Camden, soutient que plusieurs projets ont été mis sur pied lors de ces journées.

C'est gagnant gagnant pour tout le monde, mais celui qui en sort gagnant le plus, c'est vraiment l'élève, car il y a beaucoup de travail qui se fait pour améliorer la qualité de l'enseignement, soutient M. Camden. Je n'ai aucune indication que les parents et les enseignants ne sont pas satisfaits.

Le président du comité de parents de la CSRN, Michel Labbelle, croit que le temps rajouté à la fin de certaines journées ne nuit pas à l'apprentissage des enfants.

Au primaire, ça ne change pas grand-chose, c'est minime sur une journée, ça n'épuise pas les enfants d'être là cinq minutes de plus par jour, estime M. Labbelle.

Michel Labelle pose debout dans une salle.

Michel Labelle, président du Comité de parents de la Commission scolaire de Rouyn-Noranda.

Photo : Radio-Canada / Piel Côté

Il est certain que cela oblige certains parents à débourser pour des journées de garde supplémentaires, mais si l'on regarde le cas de Rouyn-Noranda, les frais demeurent les mêmes qu'à l'habitude, soit 8,50 $ par jour, que l'enfant soit au service de garde une partie de la journée ou toute la journée.

Parfois bénéfique, parfois non

La présidente du syndicat de l'enseignement de l'Ungava et de l'Abitibi-Témiscamingue, Hélène Lambert, soutient que les enseignants sont divisés face à ces journées de concertation.

Selon elle, cela peut servir les enseignants, mais dans d'autres cas, comme quand la direction ne permet pas aux enseignants de faire du travail entre eux, ce n'est pas l'idéal.

Ça répond vraiment à leurs attentes, mais à d'autres endroits où c'est organisé par la direction, ça n'a pas sa place et ce n'est pas à la demande des enseignants, affirme-t-elle.

À la Commission scolaire de l’Or-et-des-Bois, 6 écoles ont demandé des journées de concertation pour l'année 2019-2010.

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