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Ottawa accusé de pelleter le dossier du pont de Québec par en avant

Le pont de Québec en hiver

Les libéraux de Justin Trudeau assurent que le dossier du pont de Québec demeure une priorité.

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Louis Gagné
Mis à jour le 

Le gouvernement Trudeau cherche à gagner du temps en commandant une nouvelle étude d’impact économique sur le pont de Québec, dénonce l’opposition.

Les conservateurs et les bloquistes jugent que l’importance de l’infrastructure n’est plus à démontrer et que les libéraux fédéraux ont déjà en main toutes les informations dont ils ont besoin pour prendre une décision à l’égard du pont.

Le député conservateur de Charlesbourg–Haute-Saint-Charles, Pierre Paul-Hus, soutient que l’étude réalisée par la firme Mallette en 2017 était très complète.

Que les fonctionnaires fédéraux puissent revoir et vérifier s’il y a des choses qui ont changé depuis deux ans, ce serait très rapide, mais non, on commande une étude complète, encore une fois, qui va arriver à [...] à la même réponse. On le sait que [la restauration du pont] va coûter des centaines de millions, fait valoir le député.

Négociateur spécial

Il mentionne que son parti avait donné la chance au coureur, l’été dernier, lorsque le gouvernement Trudeau avait annoncé la nomination d’Yvon Charest à titre de négociateur spécial dans le dossier du pont de Québec.

Pierre Paul-Hus lors d'une intervention à la Chambre des communes

Le député conservateur Pierre Paul-Hus

Photo : La Presse canadienne / Justin Tang

Maintenant que l’élection fédérale est chose du passé, M. Paul-Hus soupçonne les libéraux de vouloir reporter leur décision à l’égard de l’infrastructure.

Continuer à faire des études, c’est une façon de faire de plus des libéraux de reporter le problème vers l’avant [...] Pendant ce temps-là, le pont de Québec est dans l’état où on le connaît.

Pierre Paul-Hus, député conservateur de Charlesbourg–Haute-Saint-Charles

Annonce « électoraliste »

La députée bloquiste de Beauport–Limoilou, Julie Vignola, est du même avis. Elle rappelle que l’étude Mallette n’a que 2 ans. Par conséquent, elle n’a pas tant besoin d’être mise à jour que ça, croit l’élue de la formation souverainiste.

Julie Vignola accorde une entrevue à Radio-Canada dans son bureau de circonscription.

Julie Vignola, députée bloquiste de Beauport–Limoilou

Photo : Radio-Canada

L’intention du gouvernement Trudeau de commander une nouvelle étude l’amène à croire que la nomination du négociateur Yvon Charest, à la veille de la campagne fédérale, avait un relent d'électoralisme.

On a une annonce [comme quoi] on [...] achète le pont, ensuite de ça, oups, on n'a plus de nouvelles sur est-ce qu'on l'achète ou pas. C'est nulle part dans les crédits et on demande une étude. Donc, en effet, ça sonne assez électoraliste, déplore Julie Vignola.

La députée presse Ottawa à passer réellement à l’action au lieu de continuer de tergiverser.

Dossier prioritaire

De son côté, le gouvernement Trudeau réitère son intention de régler le dossier du pont de Québec une fois pour toutes afin d’assurer sa pérennité, comme il s’est engagé à le faire.

L'étude commandée est complémentaire aux travaux de M. [Yvon] Charest et ne change rien à notre volonté d'aller de l'avant avec une solution permanente et définitive , indique le président du Conseil du trésor et député de Québec, Jean-Yves Duclos, dans une déclaration écrite envoyée à Radio-Canada.

M. Duclos aura l’occasion de réitérer de vive voix cette position, mercredi, à l’occasion de l’événement « Québec 2020 : Perspectives économiques et politiques », qui est présenté au Centre Vidéotron, à Québec.

Avec les informations d’Olivier Lemieux

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