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Des journées « sans élève » méconnues du ministère de l’Éducation

Le gouvernement Legault s’était engagé ce printemps à réformer le programme d’éthique et culture religieuse d’ici la fin de son mandat.

Photo : Getty Images / Martine Doucet

Radio-Canada
Mis à jour le 

Le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge a pris connaissance mardi matin des « journées sans élève », qui permettent à certaines écoles d’organiser des rencontres entre enseignants pour peaufiner leur pratique.

Trois écoles de la région de Charlevoix ont décidé d’allonger les cours de huit minutes par jour pour créer des journées sans élève.

Ces journées permettent aux enseignants de peaufiner leur pratique, en plus des 20 journées pédagogiques.

On a déterminé qu’on avait besoin de 12 demi-journées pour se rencontrer dans l’année scolaire, explique François Demers, qui dirige cinq écoles de la Commission scolaire de Charlevoix.

Durant cette demi-journée, les élèves participent à des activités découvertes et parascolaires organisées par l’école, le vendredi. Pendant ce temps, les enseignants échangent sur leur pratique.

40 % des élèves participent aux activités, le reste demeure à la maison aux choix des parents, selon M. Demers.

Le fait de prolonger les heures des cours permet aux écoles de respecter les 180 jours qui doivent être consacrés aux services éducatifs exigés par le ministère de l’Éducation.

Surprise et opposition

Le ministre de l'Éducation Jean-François Roberge a appris avec surprise l'existence des journées dans élèves.

Je ne veux pas prendre position à ce moment-ci avant d'avoir réfléchi, a-t-il indiqué.

Le ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge, en point de presse

Le ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge

Photo : Radio-Canada

Son ministère indique ne détenir aucune donnée à ce sujet et savoir combien d’écoles ont adopté ce modèle.

L’opposition libérale se dit contre cette mesure.

Une direction d'école qui interprète à sa façon la loi et dit on va ajouter quelques minutes à la fin de chaque journée, ça ne fonctionne pas, estime la députée libérale et porte-parole libérale en matière d’éducation.

Il y a aussi des études qui démontrent qu'après un certain temps par exemple 45 minutes, un élève n'écoute plus, ajoute-t-elle.

De son côté, François Demers espère que ces journées ne seront pas abolies. On a été créatif avec nos enseignants pour respecter les encadrements légaux.

Il indique que les parents et les enseignants apprécient ces journées sans élève.

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