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Un détecteur de fumée aurait pu sauver la vie de Dalhya Bujold

Camion de pompier

Camion de pompier

Photo : Radio-Canada / Archives

Radio-Canada

La vie de la jeune femme de 23 ans, morte dans un incendie d’origine accidentelle, aurait peut-être été sauvée si des détecteurs de fumée avaient alerté les résidents.

C’est ce qui ressort du rapport du coroner Jean-Pierre Chamberland sur la mort de cette jeune femme, survenue le 1er mai 2019, à Caplan.

Dans son rapport, le coroner relate que la jeune femme, qui vivait chez ses parents, était couchée au 2e étage lorsqu’un incendie s’est déclaré en raison d’un chaudron d’huile de friture oublié sur une cuisinière allumée.

La maison de bois s'était rapidement embrasée à 2 heures du matin. Les pompiers qui sont arrivés 15 minutes plus tard n'ont pas pu pénétrer dans la maison tant le brasier était considérable.

Le corps de Dalhya Bujold a été retrouvé au matin. L’autopsie révélera que la jeune femme est morte d’avoir inhaler de la fumée lors de l’incendie.

Les autres occupants de la maison ont pu s’en tirer indemnes. Tant l’ami qui dormait avec la victime que ses parents confirment qu’aucune alarme d’incendie n’a résonné dans la maison au moment du drame.

Le propriétaire de la maison louée indique avoir installé deux avertisseurs de fumée cinq ou six semaines avant l’incendie.

Le coroner constate que les témoignages révèlent que les avertisseurs de fumée n’ont pas fonctionné, mais qu’il est impossible de savoir si l’installation était adéquate ou si les piles étaient à plat ou avaient été enlevées.

Fausses alarmes et prévention

Sans présumer de ce qui s’est réellement passé lors de l’incendie qui a détruit la résidence où est décédée Dalhya Bujold, le coordonnateur du service sécurité incendie de la MRC de Bonaventure, David Thibault, admet qu'il arrive encore, lors des tournées d’inspection des pompiers, qu'ils découvrent des avertisseurs de fumée dont les piles ont été retirées.

Lumière rouge allumée sur un détecteur de fumée posé au plafond.

Un détecteur de fumée.

Photo : iStock / r. classen

D’autres sont mal installés. J’ai déjà vu ça, à la hauteur des yeux, sur un mur. La personne trouvait que c’était plus pratique pour enlever la batterie , raconte M. Thibault.

Le pompier explique que l’installation des détecteurs de fumée devrait être guidée par trois paramètres : le type d’appareil, l’endroit où il sera installé et les piles utilisées.

Ainsi, les gens, dit-il, peuvent installer un détecteur de fumée autre que celui à ionisation couramment utilisé, et ce, souvent parce qu’il est moins coûteux.

Il existe des avertisseurs photoélectriques qu’on peut installer dans les maisons qui chauffent au bois ou près de la cuisine , rapporte le pompier. Ces appareils réduisent considérablement le taux de fausses alarmes.

De même, ajoute M. Thibault, ce n’est pas une bonne idée d’installer un avertisseur de fumée dans une cage d’escalier qui sonnera à la moindre toast brûlée. L’idéal est de fixer l’avertisseur sur le mur à environ 30 cm du plafond. Il recommande aussi d’installer des avertisseurs de fumée dans la chambre des jeunes enfants.

Enfin, le pompier rappelle qu’il existe des piles d’avertisseurs dont la durée de vie est de 10 ans.

David Thibault ajoute que des tournées pour vérifier si les logements sont équipés de détecteur de fumée sont réalisées environ tous les cinq ans environ dans la MRC. Certaines municipalités, dit-il, vont même effectuer une inspection par année.

La MRC de Bonaventure a aussi mis en place un programme qui permet aux pompiers de donner un avertisseur de fumée pour remplacer un appareil absent ou défectueux lors des inspections. Environ 300 avertisseurs de fumée sont ainsi distribués gratuitement chaque année dans les logements de la MRC de Bonaventure.

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