•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Pauvreté chez les enfants : l'Atlantique fait piètre figure au pays

Un enfant triste dans l'entrée d'une maison.

La pauvreté chez les enfants en Atlantique est en baisse, mais pour trois des quatre provinces, le taux est bien au-dessus de la moyenne nationale.

Photo : iStock

Radio-Canada

À l’exception de l’Île-du-Prince-Édouard, le taux de pauvreté chez les enfants en Atlantique est bien au-dessus de la moyenne nationale, selon le dernier rapport du réseau Campagne 2000.

La pauvreté frappe un enfant sur quatre en Nouvelle-Écosse et un enfant sur cinq au Nouveau-Brunswick, selon les chiffres publiés mardi par le réseau, qui regroupe 120 organismes au Canada.

Le réseau Campagne 2000 assure le suivi d'un engagement pris il y a 30 ans par tous les députés à la Chambre des communes : celui d'éradiquer la pauvreté chez les enfants au pays.

Ce type de pauvreté recule en Atlantique, mais encore trop lentement. Environ 40 000 enfants vivent dans la pauvreté en Nouvelle-Écosse. Le taux est de 24,2 %, le plus élevé en Atlantique.

Écarts importants à l'intérieur du N.-B.

Au Nouveau-Brunswick, ce sont 30 000 enfants qui en subissent les contrecoups.

Malgré tout, de petites victoires ont été remportées : environ 1000 enfants sont sortis de la pauvreté tous les ans depuis 2014. Des écarts importants se creusent par contre entre les différentes régions.

Dans le Nord, Campbellton fait piètre figure, avec un enfant sur trois qui vit dans la pauvreté.

C'est 31 % à Bathurst. Même refrain à Saint-Jean.

À Moncton, ce chiffre est légèrement plus faible, à 26 %.

Dieppe sort du lot, avec seulement 11, 8% de pauvreté chez les enfants.

Une carte du Nouveau-Brunswick qui montre le taux de pauvreté chez les enfants par municipalité.

Dieppe est la municipalité avec le taux de pauvreté le moins élevé au Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada

L'importance de la structure familiale

Tous les enfants n'ont pas la même chance. La structure familiale joue un grand rôle.

La pauvreté frappe davantage les enfants qui grandissent dans une famille monoparentale au Nouveau-Brunswick, alors que la moitié d'entre eux vivent dans la pauvreté.

Seulement un sur dix qui grandit dans un foyer avec ses deux parents connaît la pauvreté.

Davantage de pauvreté chez les bambins

Mais ce qui assombrit encore davantage ce portrait, c'est le fait que la pauvreté touche encore plus les enfants de 5 ans et moins. Le coût élevé des garderies serait en cause.

Le rapport précise qu'une garderie coûtait en moyenne plus de 800 $ par mois à Saint-Jean au Nouveau-Brunswick en 2018, l’équivalent d’un deuxième loyer par mois.

Le rapport de Campagne 2000 souligne l'efficacité de la prestation fiscale canadienne pour enfants. C'est une mesure du gouvernement Trudeau introduite en juillet 2016. Et elle est indexée à l'inflation depuis deux ans.

Sans ces mesures fiscales progressives, il y aurait près de 15 000 enfants de plus dans la pauvreté, au Nouveau-Brunswick seulement, selon le rapport.

Avec des informations de Jean-Philippe Hughes

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Nouveau-Brunswick

Pauvreté