•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Grève et fermeture d’écoles francophones dans le Nord : ce qu’il faut savoir

Deux femmes tiennent des pancartes.

Des membres du FEESO sont sur le piquet de grève à Chelmsford, dans le Grand Sudbury ce matin.

Photo : CBC/Erik Whitet

Radio-Canada
Mis à jour le 

Des dizaines d’écoles élémentaires et secondaires de trois conseils scolaires francophones du Nord de l’Ontario sont fermées mercredi. Les membres de la Fédération des enseignantes et des enseignants de l’Ontario (FEÉSO) mène une 5e journée de grève tournante.

Le syndicat représente des employés de soutien de plusieurs conseils scolaires francophones de la province, de même que des enseignantes et des enseignants des écoles secondaires du réseau scolaire public anglais.

Trois conseils scolaires de langue française ont annulé les cours mercredi :

  • Le Conseil scolaire catholique de district des Grandes Rivières
  • Le Conseil scolaire catholique Nouvelon
  • Le Conseil scolaire public du Grand Nord de l’Ontario

Le Conseil scolaire public du Nord-Est de l’Ontario ferme exceptionnellement son école secondaire L’Alliance à Iroquois Falls, car celle-ci partage le même immeuble que l'école catholique L’Alliance, du CSCDGR.

Les conseils scolaires ont expliqué leur décision de fermer les écoles lors de cette journée de grève.

Une école du Conseil scolaire catholique de district des Grandes Rivières à Mattice.

L’école catholique St-François-Xavier à Mattice est au nombre de celles qui sont fermées mercredi dans le Nord de l’Ontario.

Photo : Radio-Canada / Francis Bouchard

Dans une lettre adressée aux parents et tuteurs, la directrice de l’Éducation du Conseil scolaire catholique de district des Grandes Rivières, Sylvie Petroski, explique que la décision est fondée sur le fait qu’en l’absence de certains groupes clés d’employés, il est impossible d’assurer le bon fonctionnement des écoles, y compris la sécurité et le bien-être de tous les élèves.

Bien que ce syndicat ne représente pas les enseignants des conseils scolaires francophones, Mme Petroski rappelle qu’il représente du personnel de soutien administratif, pédagogique et technique dans plusieurs secteurs.

Certains conseils maintiennent certains services.

Par exemple, le Conseil scolaire catholique Nouvelon précise que les garderies et ses programmes avant et après l’école demeurent ouverts.

Loin d’une entente

Les négociations entre la FEÉSO et la province semblent être dans l’impasse.

Des gens tiennent des pancartes au coin de la rue.

La FEÉSO représente notamment les secrétaires, les techniciennes en éducation spécialisée, les éducatrices de la petite enfance, les aides-enseignants, les bibliotechniciennes, les animateurs culturels au secondaire, les agents du transport, les travailleurs sociaux, les orthophonistes, les préposées au service de paye et les techniciens en informatique.

Photo : Radio-Canada / Frédéric Projean

La situation frustre les grévistes comme Ginette Lefebvre du Grand Sudbury.

On est tanné qu'il n'y ait pas de conversations et de négociations. Ce n'est pas de sortir [qui nous dérange], c'est qu'on ne voit pas de mouvements et c'est vraiment ça qui dérange les gens.

Ginette Lefebvre, représentante syndicale de l'unité 57 de la FEÉSO

Le syndicat affirme que ses principaux enjeux sont l’augmentation de la taille des classes et l’apprentissage en ligne obligatoire.

Le gouvernement dit que le syndicat cherche à obtenir une augmentation salariale de 2 %.

Le syndicat a proposé d’annuler ses deux dernières journées de grève tournante si le gouvernement acceptait de rétablir et de maintenir les ratios de taille des classes et les effectifs de personnel qui étaient en place il y a un an.

Mais il affirme que le gouvernement Ford a choisi de rejeter cette offre.

Le ministre de l’Éducation, Stephen Lecce, a répondu que son gouvernement se concentre sur la conclusion d’accords qui permettent de garder les élèves en classe.

Il a aussi répété que le syndicat a choisi de se battre pour obtenir de meilleurs salaires pour ses membres plutôt que de penser aux intérêts des élèves.

Enseignants francophones et moyens de pression

Un homme à lunettes et cheveux gris assis devant une bannière de l’AEFO.

Rémi Sabourin, le président de l’AEFO, annonce une grève perlée.

Photo : Radio-Canada

Par ailleurs, l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO) a confirmé mardi que ses membres entameront une grève perlée jeudi, comme moyen de pression dans le cadre de ses négociations contractuelles avec le gouvernement Ford.

Radio-Canada fait une mise à jour des différentes négociations contractuelles avec le gouvernement dans le monde de l’éducation.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Nord de l'Ontario

Éducation