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Aller en vacances au Vietnam avec un enfant à mobilité réduite, « une aventure fabuleuse »

Un jeune garçon qui pose sur une rue. En arrière-plan, des motos stationnées et des personnes debout.

Téo Roy est atteint d'un trouble neuromusculaire qui touche principalement ses jambes.

Photo : Fournie par / Daniel Roy

Après un voyage en famille au Vietnam avec son fils Téo, qui se déplace en fauteuil roulant, l’artiste franco-manitobain Daniel Roy affirme qu’il est important de tout planifier, d’être patient et conciliant lorsque les choses ne se passent pas comme on l’espérait dans ce genre de déplacement.

M. Roy explique que l’accessibilité et le regard des gens sur les personnes handicapées dans ce pays d’Asie tranchent avec la réalité canadienne.

Les gens sont très sympathiques, très généreux, tout le monde veut aider la personne en situation de handicap, relate-t-il. Le défi, c’était que Téo devait être très ferme et presque enlever les mains de quelqu’un qui voulait constamment l’aider.

Téo, sa mère, son père et sa sœur devant un édifice au Vietnam.

La famille Roy caressait le rêve d’un voyage hors de l'Amérique du Nord depuis des années.

Photo : Fournie par Daniel Roy

Dans ce pays de plus de 95 millions d’habitants, les automobilistes, motocyclistes et piétons se disputent le trottoir qui est carrément transformé en espace de stationnement à certains endroits, selon M. Roy.

Après quelques jours dans cet environnement, on apprend tout naturellement à marcher sur la chaussée si l’on veut avancer, surtout avec un fauteuil roulant.

Tu peux avoir un beau trottoir de 3 à 4 mètres de large, mais c’est plein de motocyclettes. Au moins 60 % du temps, on était sur le bord de la rue [...] c’est la norme.

Daniel Roy, artiste franco-manitobain

Il y a énormément de trafic au Vietnam. Même lorsqu’on traverse la route, le principe est comme de l’eau qui coule. On se met en ligne droite parallèle, on n’accélère pas, on ne ralentit pas, puis les motos filent de chaque côté, dit-il.

Les imprévus pouvant être attribués à des barrières culturelles ou au manque de précision dans la communication sont partie intégrante du voyage.

L’artiste raconte par exemple que, à leur arrivée dans un des hôtels où on leur avait garanti qu’il y avait un ascenseur, ses proches et lui ont été surpris de découvrir que l’ascenseur commençait au deuxième étage. Il fallait monter une trentaine de marches d’escalier pour se rendre à la porte de l’ascenseur, lance-t-il avec un grand sourire.

Téo assis à l’arrière d’une moto. Le conducteur de la moto et lui portent des casques de protection.

Au Vietman, Téo Roy a fait des déplacements en moto.

Photo : Fournie par Daniel Roy

Les toilettes publiques, les transports en commun ou les vols locaux n’ont pas été pensés pour les personnes ayant un problème de mobilité, ajoute M. Roy.

Heureusement que Téo peut se déplacer en béquilles pour de courtes distances et est quand même pas mal mobile hors de son fauteuil, dit-il.

Daniel Roy souligne cependant que, malgré tous ces désagréments, le voyage dans son ensemble a été une belle expérience pour son fils et les autres membres de la famille.

C’était une fabuleuse aventure. Les gens, la bouffe et la culture étaient incroyables. Même les désagréments à la fin nous faisaient rire.

Daniel Roy, artiste franco-manitobain

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