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La Nation Anishinabek prépare la voie de son autodétermination

Un homme parle au micro.

Le grand chef de la Nation anichinabée, Glen Hare, estime que la nation vit présentement un « moment historique ».

Photo : @AnishNation/Twitter

Zacharie Routhier

En quête d'autonomie, les membres de la Nation Anishinabek se prononceront en février sur une entente les affranchissant de quatre articles de la Loi sur les Indiens. Ses chefs se rencontrent à Sault-Sainte-Marie jusqu'au 16 janvier afin d'élaborer un plan de transition.

Plus des deux tiers, soit 28 des 40 nations membres participent aux discussions. Un nombre très élevé, affirme le grand chef de la Nation, Glen Hare.

Les chefs présents sont en train de construire les fondations de leur maison, affirme le négociateur de la Nation, Martin Bayer. Ceux qui ne souhaitent pas prendre part au processus à ce moment-ci pourront se joindre au projet plus tard, ajoute-t-il.

Si l'Entente sur la gouvernance de la Nation Anishinabek venait à être ratifiée, la Nation formerait alors son propre gouvernement. Du jamais-vu en Ontario.

Elle serait notamment en mesure de prendre ses propres décisions quant au choix des dirigeants, de la citoyenneté, des activités gouvernementales ainsi que de la protection et de la promotion de la langue et de la culture.

C'est une vision que l'on a depuis 25, 30 ans.

Glen Hare, grand chef de la Nation Anishinabek

On est très excités. On a des membres de tous âges qui sont éduqués et prêts à s'impliquer dans tous les aspects de notre gouvernance, explique M. Hare.

En 2017, 23 des 40 nations ont signé une entente leur garantissant le contrôle du système d'éducation sur leurs réserves, de la prématernelle au secondaire.

S'inspirer des Navajos

Les chefs de la Nation Anishinabek ont invité des membres de la nation navajo de l'Arizona à prendre la parole. Cette nation, qui représente plus de 200 000 Autochtones, a constitué son premier gouvernement au début des années 1900. Aujourd'hui, il se décline en 110 sections et la nation possède son propre système judiciaire.

[Son] modèle représente l'essentiel de nos objectifs et de nos aspirations, notamment par rapport à la protection de la langue, souligne M. Hare. C'est d'ailleurs un des points clés de l'Entente sur la gouvernance de la Nation Anishinabek.

Le négociateur de la Nation Anishinabek, Martin Bayer, est déjà allé à la rencontre de la nation navajo à deux reprises.

Ils ont les mêmes défis et mènent les mêmes luttes que nous, et nous partageons une structure similaire. On peut vraiment apprendre les uns des autres.

Martin Bayer, négociateur de la Nation Anishinabek

Deux autres rencontres entre chefs de la Nation Anishinabek sont prévues avant l'entrée en vigueur potentielle de l'entente prévue pour avril 2021.

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