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Les enseignants franco-ontariens amorceront une grève du zèle jeudi

Rémi Sabourin, le président de l'AEFO, annonce une grève du zèle.

Rémi Sabourin, le président de l'AEFO, annonce une grève du zèle.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

L'Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO) a confirmé mardi que ses membres entameront une grève du zèle jeudi dans le cadre des négociations contractuelles avec le gouvernement Ford.

Celle-ci touchera principalement les tâches administratives, a indiqué le président du syndicat, Rémi Sabourin, lors d'une conférence de presse. Les enseignants cesseront de faire certaines tâches, par exemple ils n'écriront pas d'appréciations dans les bulletins scolaires, ne feront pas passer le test de mathématique de l'OQRE et ne distribueront pas les communications venant des écoles ou des conseils scolaires.

L'AEFO, qui représente 12 000 enseignants dans les écoles élémentaires et secondaires francophones de l'Ontario, dit notamment protester contre l'obligation de prendre des cours en ligne [...] et la réduction du choix de cours qui sont offerts [aux élèves]. 97 % de ses membres ont voté en faveur d'un mandat de grève le mois dernier.

On se sent ligotés à la table de négociations pour des décisions qui ont été prises avant le processus de négociation; et ça, c'est inacceptable.

Rémi Sabourin, président de l'AEFO

Le syndicat assure que les négociations se poursuivent malgré tout cette semaine et que d'autres rencontres sont aussi prévues à la fin du mois.

Notre message aux parents, c'est qu'eux aussi on les entend haut et fort. Nos membres sont parents et parlent souvent avec les parents, et on entend dire que d'augmenter le nombre d'élèves par salle de classe, ce n'est pas une bonne idée, a ajouté Rémi Sabourin en faisant référence aux mesures du gouvernement ontarien pour augmenter la taille des classes.

La Fédération de la jeunesse franco-ontarienne n'a pas tardé à exprimer son appui à l'AEFO. Il est important de reconnaître le travail de leurs enseignant.e.s et de les appuyer dans leurs démarches de négociations. Les enseignant.e.s apportent des arguments valides, tout en gardant leurs élèves au cœur des demandes, a dit l'organisme par voie de communiqué.

Le ministre Stephen Lecce en conférence de presse.

Le ministre Stephen Lecce (archives)

Photo : Radio-Canada

Samedi, le ministre de l'Éducation, Stephen Lecce, avait révélé les intentions du syndicat l'enjoignant d'ailleurs à ne pas les mettre en oeuvre et d’arrêter de jouer avec l’avenir des élèves et de centrer leurs efforts sur la conclusion d’une entente qui veille à ce que les élèves restent dans les salles de classe, comme il se doit.

Et les autres syndicats?

L'AEFO est le dernier des quatre principaux syndicats d'enseignants à déclencher des moyens de pression.

Lundi, l'Association des enseignantes et des enseignants catholiques anglo-ontariens a annoncé une grève d'un jour mardi prochain et la poursuite de sa grève du zèle.

La Fédération des enseignantes et enseignants de l’élémentaire de l’Ontario a intensifié sa grève du zèle tout en annonçant le début de grèves tournantes lundi prochain.

La Fédération des enseignantes-enseignants des écoles secondaires de l'Ontario (FEESO) débrayera lors d'une cinquième journée de grève tournante mercredi.

Des parents dans le camp des enseignants

Des groupes de parents ont aussi organisé une conférence de presse mardi pour apporter leur soutien aux enseignants.

Cinq femmes assises à une table

Des groupes de parents ontariens lancent une pétition en ligne.

Photo : Radio-Canada / Mathieu Simard

Leurs représentantes, arborant un carré rouge inspiré du mouvement étudiant de 2012 au Québec, ont dit appuyer toutes leurs revendications et demandent au gouvernement Ford de revenir sur ses compressions dans le milieu de l’éducation.

Elles ont aussi annoncé qu'une pétition en ligne a été lancée en ce sens.

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