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Vente de Mill River : les Micmacs portent leur cause à la Cour suprême du Canada

L'enseigne du complexe indique qu'il comprend un hôtel et un terrain de camping.

Les chefs micmacs de l'Île-du-Prince-Édouard estiment que leurs communautés n'ont pas été dûment consultées avant la vente du complexe de Mill River et ils demandent à la Cour suprême du Canada d'entendre leur appel.

Photo : CBC/John Robertson

Radio-Canada

Les chefs micmacs de l’Île-du-Prince-Édouard demandent à la Cour suprême du Canada d'entendre leur appel contre la vente du complexe touristique de Mill River.

Les droits des Autochtones n’ont pas été dûment pris en compte et le gouvernement provincial a manqué à son devoir de consulter les Micmacs avant de vendre ces terres situées dans l’ouest de la province, soutiennent les chefs micmacs dans une déclaration publiée lundi.

La question des droits des Autochtones est très importante pour l’avenir des Micmacs à l’Île-du-Prince-Édouard, souligne le chef de la Première Nation d’Abegweit, Junior Gould. Les chefs ont la responsabilité d’assurer que ces droits sont protégés pour les prochaines générations, ajoute-t-il.

Le gouvernement provincial a vendu à l’homme d’affaires Don McDougall, en 2017, le complexe qui comprend un hôtel, un terrain de golf et d’autres propriétés.

Les Micmacs ont contesté la vente en 2018 en disant que le gouvernement ne les avait pas dûment consultés. La Cour suprême de l’Île-du-Prince-Édouard a rejeté leur contestation, en juin 2018, en expliquant que le gouvernement avait respecté, même surpassé, son devoir de consultation.

Les Premières Nations micmaques de Lennox Island et d’Abegweit ont ensuite porté leur cause à la Cour d’appel de l’Île-du-Prince-Édouard. Cette dernière a aussi conclu que le gouvernement provincial a respecté son obligation de consulter les communautés micmaques avant de vendre le complexe à un promoteur privé.

Darlene Bernard en entrevue

Les chefs ont la responsabilité de faire ces démarches, explique la chef de la Première Nation de Lennox Island, Darlene Bernard.

Photo : CBC/Travis Kingdon

Les Micmacs portent maintenant leur cause à la Cour suprême du Canada, qui devrait annoncer au printemps si elle accepte d’entendre leur appel ou non.

Les relations entre les Micmacs et le gouvernement de Dennis King restent solides entre-temps, selon la chef de la Première Nation de Lennox Island, Darlene Bernard, mais, ajoute-t-elle, la question des droits des Autochtones transcende les gouvernements, et les chefs ont la responsabilité de faire ces démarches.

Avec les renseignements de Wayne Thibodeau, de CBC

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