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Des obstacles pour des campagnes de sociofinancement lancées après l'écrasement d'avion

Une bougie brûle devant un dessin et un livre de condoléances à l'ambassade d'Ukraine à Ottawa.

L'écrasement a fait 176 victimes, dont 57 Canadiens et de nombreux étudiants d'universités canadiennes.

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Radio-Canada

Des Irano-Canadiens qui tentent de venir en aide aux proches des victimes de l'écrasement de l'avion d’Ukraine International Airlines ont éprouvé des difficultés avec la plateforme de sociofinancement GoFundMe, gérée par une compagnie américaine.

La campagne de l'Iranian Heritage Society d'Edmonton (Société du patrimoine iranien d'Edmonton) avait disparu de la plateforme la semaine dernière, quelques heures après une conférence de presse pour annoncer son lancement.

La collecte de fonds locale vise à organiser une cérémonie à la mémoire des victimes, à soutenir financièrement leurs familles et à créer des bourses d'étude à l'Université de l'Alberta, où certaines des victimes enseignaient ou étudiaient.

Des gens chaudement habillés s'agenouillent pour allumer un lampion lors d'une veillée.

La communauté iranienne d'Edmonton a été très éprouvée par l'écrasement de mardi dernier.

Photo : La Presse canadienne / CODIE MCLACHLAN

Une autre Albertaine, Shayesteh Majdnia, s'est elle aussi heurtée à ce problème quand elle a voulu lancer une campagne avec des objectifs similaires.

Des interventions auprès de GoFundMe ont permis de restaurer les deux campagnes, qui avaient recueilli au total, lundi soir, plus de 70 000 $.

L'affaire n'étonne pas le vice-président du Congrès irano-canadien, Pouyan Tabasinejad, qui raconte que des membres de la communauté ont des problèmes de toute sorte depuis des années, en raison des sanctions américaines contre l'Iran.

Les Irano-Canadiens ont été exclus par ces sociétés privées en raison des sanctions, affirme-t-il, que ce soit pour les organismes de charité, tout ce qui a à voir avec les finances en général et même l'utilisation des plateformes.

Pouyan Tabasinejad, vice-président du Congrès irano-canadien en entrevue par Skype.

Pouyan Tabasinejad, vice-président du Congrès irano-canadien

Photo : Radio-Canada / Skype

M. Tabasinejad presse le gouvernement canadien de s'opposer à ce qu'il estime être de la discrimination fondée sur l'origine de citoyens canadiens par des compagnies qui font des affaires au Canada.

Des règles et des limites

Sur son site web, la compagnie précise qu'il est possible de mener des campagnes pour presque n'importe qui dans n'importe quel pays.

Cependant, l'organisateur aura des responsabilités supplémentaires pour l'acheminement de l'argent si le pays ne figure pas sur la liste de près de 20 pays où la compagnie est présente. Il s'agit essentiellement de l'Australie, de pays d'Europe et d'Amérique du Nord.

GoFundMe précise également qu'elle respecte les lois américaines et que, dans de rares cas, des campagnes au profit de pays qui font l'objet de sanctions ne pourront être menées.

Les deux campagnes lancées à Edmonton avaient pour objectif d'aider des Canadiens d'origine iranienne qui vivent dans la capitale albertaine.

GoFundMe a assuré CBC que les difficultés rencontrées par ces deux campagnes n'étaient pas liées aux nouvelles sanctions contre l'Iran annoncées vendredi par Washington.

La compagnie a expliqué qu'elle procède à des révisions au cas par cas.

Avec les informations de CBC et de Camille Gris Roy

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