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Découverte de la matière la plus ancienne présente sur Terre

Un grain de poussière d'étoile en gros plan (dessin).

Certains des grains présolaires de la météorite de Murchison pourraient provenir d'étoiles évoluées similaires à la Nébuleuse de l'œuf.

Photo : ESA/HUBBLE/NASA/ / Janaina Ávila

Radio-Canada

Des scientifiques ont trouvé dans une météorite de la poussière d’étoiles vieille de 7,5 milliards d’années, ce qui en fait la matière la plus ancienne trouvée sur Terre.

La météorite tombée en septembre 1969, à Murchison en Australie, n’a pas fini de livrer ses secrets. Récemment, une équipe du Field Museum à Chicago a été capable d’identifier des micrograins vieux de 7,5 milliards d’années, soit plus ancien que le Soleil et la Terre.

Jusqu’ici, le micrograin le plus vieux, daté grâce à une méthode différente, avait 5,5 milliards d’années.

Pour distinguer les grains anciens des jeunes, les scientifiques ont réduit en poudre un morceau de la météorite, puis ils ont dissous les fragments dans de l'acide, une opération qui a fait apparaître les grains présolaires, soit ceux datant de plus de 4,6 milliards d’années.

C'est comme brûler la meule de foin pour trouver l'aiguille, explique dans une jolie métaphore à l’AFP Jennika Greer, l'étudiante coautrice de l'étude parue lundi dans la revue Proceeding of the National Academy of Science.

Ces poussières d’étoiles mesurent de 2 à 30 micromètres (1 micromètre = 1 millième de millimètre). Elles sont issues de la désagrégation des étoiles avant d’avoir été portées par les vents stellaires pour s’amalgamer notamment à des planètes ou au Soleil. Toutefois, on ne les a jusqu’ici retrouvées intactes que dans des météorites ou des comètes.

Même si j’étudie la météorite Murchison et les grains présolaires depuis plus de 20 ans, je suis toujours fasciné de voir que l'on puisse étudier l’histoire de notre galaxie avec un caillou.

Philipp Heck qui dirige l’équipe de chercheurs du Field Museum à Chicago

La nouvelle datation par cette équipe confirme ainsi une théorie astronomique qui prédisait un baby-boom d'étoiles avant la formation de notre Soleil, au lieu d'un rythme de naissances stellaires constant.

Avec les informations de Agence France-Presse, Reuters, et BBC

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