•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La présidente de CBC/Radio-Canada affirme que le journalisme local est la voie de l'avenir

Plan moyen de Catherine Tait.

Catherine Tait est la présidente-directrice générale de CBC/Radio-Canada depuis le 3 juillet 2018.

Photo : Radio-Canada / Patrick Lacelle

De passage à Winnipeg, la présidente-directrice générale de CBC/Radio-Canada, Catherine Tait, souligne que le journalisme local est à présent la priorité du diffuseur public, face à la concurrence des géants numériques.

À côté de Facebook, de Google, de Netflix ou d'Amazon, qui produisent du contenu en abondance, Radio-Canada tente de réaffirmer sa place dans l’écosystème médiatique. Sa préoccupation principale : sa proximité avec l’auditoire.

On ne pourra jamais concurrencer les géants numériques avec les moyens qu’ils ont, affirme Catherine Tait. Mais c’est la relation que nous avons avec les Canadiens, ce lien, la façon dont nous pouvons les toucher chaque jour, c’est ça qui compte.

C’est dans le local, c’est dans les régions qu’on a cette proximité, ajoute-t-elle.

Allons-nous ainsi assister à un transfert de fonds des grands centres de Radio-Canada aux régions? On va voir, répond Catherine Tait. En ce moment, on essaye d’équilibrer les budgets et, bien sûr, de décentraliser.

La directrice générale mentionne notamment l'intérêt qu'elle a pour des balados créés en région pour un auditoire national.

On ne veut pas seulement raconter des nouvelles des régions, pour les gens qui habitent dans ces villes-là seulement, mais partager ces histoires avec tout le pays, dit celle qui est à la tête du réseau public canadien depuis juillet 2018.

La BBC s’est par ailleurs également lancée récemment dans un mandat de décentralisation, rappelle Catherine Tait. D’ici 2027, a indiqué son directeur général, deux tiers des emplois de la compagnie seront situés en dehors de Londres.

Catherine Tait et Geneviève Murchison discutent sur le plateau du téléjournal ICI Manitoba.

La présidente directrice générale de CBC/Radio-Canada, Catherine Tait (à droite), était sur le plateau du téléjournal ICI Manitoba, aux côtés de l'animatrice Geneviève Murchison (à gauche) lundi.

Photo : Radio-Canada

« Un pont vers l’avenir »

Offrir du contenu aux Canadiens sur les plateformes qu’ils utilisent est l’objectif du diffuseur public, souligne Catherine Tait.

Cela dit, offrir des services à toutes les tranches d’âge à la fois est un défi, explique-t-elle. Les jeunes consomment du contenu sur les plateformes numériques, tandis que les Canadiens plus âgés restent fidèles au Téléjournal.

L’entreprise produit sur les plateformes numériques, mais aussi toujours sur la télé et radio traditionnelle aussi, dit-elle. C’est énorme comme boulot.

CBC/Radio-Canada répond à des obligations du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC). Dans le cadre de son renouvellement de licence, Catherine Tait dit être en train de construire « un pont vers l’avenir ».

On essaye d’expliquer que, pour garder notre pertinence, attirer les jeunes canadiens, il faut aller où ils sont : les plateformes numériques. Mais il faut que le CRTC nous donne un crédit pour les heures et les contenus produits pour ces plateformes.

Malgré les défis, la directrice générale dit être fière du travail de CBC/Radio-Canada.

Première femme à occuper ce poste, elle mise sur la diversité et la représentation de tous les Canadiens, en mettant l'accent sur la présentation de nouvelles crédibles.

Quand on touche le public, c’est là que je suis fière, conclut-elle.

Avec les informations d'une entrevue du téléjournal ICI Manitoba

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !