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Le Moncton Flight College cloue au sol ses avions Piper Seminole 

Un avion soulevé devant l'entrée du Moncton Flight College.

Une série de défaillances technique forcent le Moncton Flight College à clouer au sol ses avions Piper Seminole.

Photo : Radio-Canada

Jean-Philippe Hughes

Les défaillances techniques forcent le Moncton Flight College à prendre les grands moyens. Tous les avions Piper Seminole de l’école de pilotage sont cloués au sol jusqu’à nouvel ordre en raison de l’atterrissage difficile effectué à l’aéroport régional de Bathurst jeudi dernier.

Dans une note interne, le Moncton Flight College a informé les étudiants et les employés qu’il consultera le fabricant des avions Piper Seminole PA44-180 avant de remettre le modèle en circulation.

L’école compte huit Piper Seminole dans sa flotte, selon son site Internet.

Piper a indiqué qu’ils vont bientôt fournir des instructions d’inspection que nous suivrons avant de remettre les Seminole en service, précise l’école de pilotage dans la note interne.

Le 9 janvier, le train d'atterrissage d’un Piper s'est brisé lors d'un posé-décollé. La manoeuvre, connue sous le nom de « touch and go », consiste à enchaîner un atterrissage suivi d'un décollage. Un fluide hydraulique s’est déversé sur le tarmac de l’aéroport régional de Bathurst, nécessitant l’intervention des pompiers.

Un avion Piper Seminole du Moncton Flight College

Un avion Piper Seminole du Moncton Flight College posé sur le tarmac de l'aéroport régional de Bathurst, le 9 janvier 2020

Photo : Radio-Canada

La défaillance du train d’atterrissage était le résultat d’une panne d’une pièce fabriquée par Piper, ajoute le Moncton Flight College dans sa note interne.

Aucune des trois personnes à bord n’a été blessée dans l’accident.

Atterrissages hors piste : la faute aux pannes de moteur

Cet incident s’ajoute à une liste de mésaventures depuis l’automne dernier. À deux reprises, des avions de l'établissement ont atterri d’urgence sur des routes du Nouveau-Brunswick.

Le Bureau de la sécurité des Transports confirme que des pannes du moteur ont causé ces deux atterrissages hors piste. L'inexpérience des apprentis pilotes n’est donc pas en cause dans cette série d’accidents impliquant le Moncton Flight College.

Quand tu le vois de retour au sol et effectuer des vols, c'est surprenant, mais je l'ai piloté sans aucun problème, relate Billy MacLeod, un étudiant du Moncton Flight College. L’apprenti pilote est monté à bord d’un des appareils qui a subi une panne de moteur un mois après l’incident.

Le 22 décembre, un monomoteur a atterri d’urgence en pleine nuit sur la route 8, près de Blackville au Nouveau-Brunswick. Les deux personnes à bord n’ont pas été blessées.

Un camion de remorquage sur lequel est posé un petit avion.

L'avion du Moncton Flight College a du effectuer un atterrissage d'urgence, mais personne à bord n'a été blessé.

Photo : Wendy Astle

Un autre appareil a atterri sur la route 16 près du pont de la Confédération le 30 septembre 2019. Une composante défectueuse dans le système de distribution d'essence et un mauvais raccord électrique à l'intérieur de la pompe à carburant ont contraint l’étudiant pilote à l’atterrissage. Une aile de l’avion s’est abîmée en percutant un panneau de signalisation.

Ces deux pannes de moteur ont touché des avions Diamond DA20-C1 Eclipse, le modèle aux exemplaires les plus nombreux dans la flotte du Moncton Flight College. L’école de pilotage en compte 41 dans une flotte de 55 avions, selon son site Internet.

À l’école de pilotage, des étudiants et des employés se disent néanmoins en confiance en pilotant l’appareil. Ils estiment que l’entretien est impeccable.

Chaque fois qu’on a des doutes au sujet d’un avion, on va voir un instructeur et ils s’occupent de nos préoccupations immédiatement, ajoute Billy MacLeod.

Billy MacLeod

Billy MacLeod est étudiant en pilotage au Moncton Flight College.

Photo : Radio-Canada

Le Moncton Flight College ne répond pas à nos demandes d’entrevue depuis le 22 décembre.

Tous les incidents, il va toujours y avoir une enquête pour savoir exactement ce qui a causé l’accident et pour faire des mesures pour être certain que ça ne recommence pas, assure Mike Doiron, président de Doiron Aviation Consulting, une firme spécialisée en sécurité aérienne. Celui qui a autrefois dirigé le Moncton Flight College juge que l’école de pilotage détient une des flottes les plus récentes de l’industrie.

Il précise que les appareils doivent être inspectés après 50 heures de vol et que les moteurs sont entretenus après 2000 à 3000 heures.

Ils doivent complètement prendre le moteur et rebâtir le moteur d’origine. En d’autres mots, quand on regarde le moteur tout fini, franchement, c’est un moteur flambant neuf, explique M. Doiron.

Le Bureau de la sécurité des transports a ouvert deux enquêtes de catégorie cinq afin de rassembler des données sur les incidents, notamment en matière d’entretien.

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