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Washington place sept députés vénézuéliens sur une liste noire

Un groupe d'hommes forçant une porte.

Des députés forçant les portes du parlement le 7 janvier dernier.

Photo : Reuters / Stringer .

Radio-Canada

Pendant que les États-Unis accentuent la pression sur le président vénézuélien Nicolas Maduro, le Canada s’activerait pour réanimer le groupe de Lima pour soutenir le président autoproclamé Juan Guaido.

Les États-Unis ont placé lundi sur une liste noire sept députés vénézuéliens partisans du président Nicolas Maduro, à qui ils reprochent une tentative infructueuse de prise de contrôle du Parlement.

Il s’agit de Luis Parra, José Brito, Franklyn Duarte, Negal Morales, José Gregorio Noriega, Conrado Perez et Adolfo Superlano.

Le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, a précisé que les sanctions pourraient être retirées s'ils se rangeaient aux côtés du peuple vénézuélien et de Juan Guaido, le président par intérim autoproclamé et reconnu par une cinquantaine de pays, dont les États-Unis, le Canada et la France.

Le 5 janvier dernier, Juan Guaido a été empêché d’accéder au parlement par la police. De ce fait, il a organisé sa réélection comme président du Parlement avec les députés de l’opposition au siège d’un journal.

Cette élection singulière est survenue après que le député rival Luis Parra, qui figure parmi les sept personnes visées par Washington, eut revendiqué la présidence du Parlement avec le soutien du président Maduro.

Deux jours plus tard, M. Guaido est parvenu à prêter serment comme président du Parlement en forçant le passage jusqu'au perchoir.

L’enjeu de la présidence du Parlement est important pour M. Guaido, car elle lui permet de continuer à revendiquer le statut de président par intérim du pays.

M. Guaido accuse le président Maduro d’avoir fraudé l’élection de 2018 pour se maintenir au pouvoir.

Ottawa à l’œuvre

De son côté, le gouvernement canadien envisage de convoquer une réunion de haut niveau du Groupe de Lima pour appuyer Juan Guaido.

C’est ce qu’a déclaré un responsable, sous le couvert de l’anonymat, à CBC.

Le Canada estime que la condamnation par le Mexique et l’Argentine, alliés de M. Maduro, du blocage du Parlement constitue une brèche pour relancer une action en faveur du président autoproclamé Juan Guaido.

En effet, le président mexicain, Andres Manuel Lopez Obrador, a signé l'une des deux déclarations du Groupe de Lima condamnant le gouvernement Maduro après le blocage du Parlement par la police.

Le fonctionnement légitime du pouvoir législatif est un pilier inviolable des démocraties, a déclaré le ministre mexicain des Affaires étrangères, Marcelo Ebrard.

Le ministre argentin des Affaires étrangères, Felipe Sola, a aussi condamné le blocage et a estimé que ce geste était exactement le contraire de ce que le gouvernement Maduro devrait faire.

Le président Maduro est également sous la pression des États-Unis qui lui ont signifié qu’une arrestation de Juan Guaido serait une ligne rouge à ne pas franchir.

Juste avant Noël, le Sénat américain a adopté la VERDAD Act (Venezuela Emergency Relief, Democracy Assistance, and Development Act of 2019), qui attribue 400 millions de dollars américains à l'opposition vénézuélienne et en aide humanitaire aux Vénézuéliens à l'intérieur et à l'extérieur du pays.

Le Groupe de Lima a été créé en août 2017 en réponse aux troubles violents au Venezuela survenus après l’élection controversée de Nicolas Maduro. Il regroupe le Canada, le Brésil, le Mexique, l'Argentine et la Colombie, mais pas les États-Unis.

Les États-Unis ne font pas partie de groupe en raison d’une divergence sur la méthode à utiliser. Washington n’exclut pas le recours à la force militaire contre M. Maduro, alors que les autres pays souhaitent un changement de régime pacifique.

Le gouvernement Maduro bénéficie du soutien de Cuba, du Nicaragua ainsi que de la Russie et de la Chine.

Depuis le début de la crise, de nombreux Vénézuéliens ont quitté le pays.

Selon William Spindler, du bureau du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés au Panama, 3000 à 5000 personnes quittent le pays quotidiennement.

Au total, ils sont près de 5 millions de réfugiés, estime-t-il.

Le Canada a reçu plusieurs milliers de demandes d'asile de citoyens vénézuéliens.

Avec les informations de Agence France-Presse, et CBC

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