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Deux propositions pour baisser les salaires des élus

Des personnes assises à une table devant un rideau noir.

La séance du conseil municipal de Saguenay se déroulait à Jonquière.

Photo : Radio-Canada / Mélyssa Gagnon

Deux avis de motion ont été présentés, lundi soir, au conseil de ville de Saguenay pour revoir à la baisse le salaire des conseillers municipaux rétroactivement, à partir du 1er janvier 2020. Michel Potvin propose une baisse de 10 000 $ et Simon-Olivier Côté 5000 $.

Le président du comité des finances, Michel Potvin, a d'abord présenté son avis de motion qui était à l'ordre du jour.

Le premier 5000 $ est par rapport à l’impôt. L’autre 5000 $ est dans le désir de continuité du budget du 30 décembre et pour donner l’exemple. Je crois qu’il faut donner un signal à la population, a-t-il fait valoir.

Le grand argentier de Saguenay a rappelé que cette baisse engendrera des économies de 200 000 $.

C’est comme 100 maisons avec un compte de taxes de 2000 $.

Michel Potvin, président du comité des finances de Saguenay

Les élus, qui ont discuté de ce point en plénière plus tôt dans la journée, proposent plutôt une diminution de 5000 $. Simon-Olivier Côté estime qu'il s'agirait d'une baisse juste et équitable, puisque tous les conseillers ne gagnent pas le même salaire. L'élu du district #8 a déposé un avis de motion à ce sujet, un point qu'il a fait ajouter à l'ordre du jour en début de séance.

Ce débat refera surface au conseil de ville au mois de mars, lors de la prochaine étape du processus d'adoption.

Sur la question du salaire, le Jonquiérois Kevin Armstrong a laissé entendre qu’il a hâte d’avoir « des discussions franches ». Il se montre d’accord avec une réduction annuelle de 5000 $ seulement et espère pouvoir en débattre avant l’adoption d’un règlement.

Le premier 5000 $ démontre une volonté de donner l’exemple. L’autre 5000 $, c’est une punition que vous nous imposez pour ce qui s’est passé le 18 décembre. J’espère qu’on aura des discussions sur le salaire.

Kevin Armstrong, conseiller municipal de Saguenay

Marc Pettersen s'est aussi mêlé du débat dans une intervention où l'émotion était visible. Il estime gagner 16 $ l'heure pour son travail de conseiller.

Si on baisse mon salaire, qu'on fasse le ménage dans la fonction publique, ce qui a provoqué des applaudissements chez les membres du parti Alliance Saguenay, présents dans la salle. Josée Néron a rappelé à Marc Pettersen qu'il ne s'était jamais exprimé à ce sujet sous le règne de Jean Tremblay.

Débat

En octobre 2018, les membres du conseil ont voté en faveur d’une hausse de leur salaire, ce qui a provoqué un débat. Ils ont justifié cette hausse par le redécoupage électoral, survenu avant l’élection de 2017, lequel a fait passer le nombre de districts de 19 à 15. Pour de nombreux élus, le territoire à couvrir et le nombre de citoyens à servir a augmenté.

Une mesure fiscale proposée par le gouvernement du Québec devait également faire en sorte qu’une allocation de dépenses versée aux élus deviendrait imposable à compter de cette année.

Cette mesure n’a toutefois pas été implantée et la mairesse Josée Néron a proposé, au cours de l’automne, de réduire la rémunération annuelle de 5000 $.

Dans la foulée de la crise du budget à Saguenay, le président du comité des finances a pour sa part annoncé qu’il recommanderait une baisse de 10 000 $ du salaire des conseillers.

Les conseillers indépendants ont indiqué qu’ils allaient bientôt mandater une firme d’experts pour analyser le travail d’un élu municipal à Saguenay de façon à déterminer combien il devrait gagner. Un élu gagne, actuellement, autour de 52 000 $.

Des primes sont versées pour les fonctions suivantes :

Vice-président du comité exécutif : 16 068 $

Membre du comité exécutif : 12 854 $

Président d’un conseil d'arrondissement : 12 854 $

Président d’une commissions ou du comité consultatif d’urbanisme : 3 209 $

Une flèche en partant

Si la séance du conseil s’est déroulée dans la bonne entente, Kevin Armstrong et Josée Néron ont réglé quelques comptes en lien avec le rejet du budget, en tout début d'assemblée. Le conseiller jonquiérois a indiqué qu’il n’avait pas apprécié d’entendre la mairesse répéter, dans divers médias, qu’il avait tiré un lapin de son chapeau en rejetant le budget et en déclarant avoir pondu un document de plusieurs pages visant à assainir la situation financière de la Ville.

On a une preuve qu’au 31 octobre 2019, la dette était quelque chose qui me préoccupait, a déclaré Kevin Armstrong, évoquant une correspondance acheminée aux membres de la commission des finances.

Josée Néron a rétorqué qu’elle s’attendait à ce que l’élu « apporte des solutions » au lieu de poser un geste d’éclat en bloquant le budget le 18 décembre aux côtés de ses dix collègues indépendants.

Grands projets

Au sujet des six grands projets mis de côté lors de l’adoption du plan triennal d’immobilisation, Josée Néron a fait part de son désir de mettre les événements des dernières semaines derrière, de façon à se rallier pour permettre à cette ville-là de se développer.

Julie Dufour s’est dite heureuse de constater que des discussions auront lieu pour analyser les projets et établir une grille d’analyse.

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