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Plus de 32 000 commandes d’iodure de potassium depuis la fausse alerte nucléaire

Une femme prend un comprimé avec un verre d'eau.

Les comprimés doivent être pris seulement sur recommandation du médecin hygiéniste en chef de l’Ontario.

Photo : getty images/istockphotoHenadzi Pechan

Radio-Canada

La demande de comprimés d’iodure de potassium a explosé depuis l’alerte envoyée par erreur au sujet d’un problème à la centrale nucléaire de Pickering, en banlieue de Toronto.

Dimanche matin, les Ontariens ont été réveillés par un message urgent au sujet d’un « incident » à la centrale. Le correctif a été envoyé près de deux heures plus tard.

Le producteur d’électricité Ontario Power Generation (OPG) a déclaré qu’il avait reçu 32 388 commandes de comprimés d’iodure de potassium entre dimanche et lundi en fin d’après-midi.

En temps normal, il y a entre 100 et 200 commandes par mois.

Des emballages de comprimés d’iodure de potassium.

Les comprimés sont distribués gratuitement aux gens qui vivent à proximité des centrales nucléaires.

Photo : getty images/istockphoto/ChrisD600

Ces comprimés peuvent être pris en cas d’accident nucléaire, afin de réduire les risques de développer un cancer de la thyroïde.

Ils saturent la thyroïde d’iode et préviennent ainsi l’absorption de molécules radioactives.

Les comprimés sont distribués automatiquement aux résidences, aux entreprises et à certains établissements (comme les écoles) situés à 10 kilomètres et moins d’une centrale nucléaire ontarienne.

Toutefois, les gens qui vivent à une distance de 10 à 50 kilomètres d’une centrale peuvent aussi les commander gratuitement en ligne (Nouvelle fenêtre). Ce programme est géré conjointement par la région de Durham, la Ville de Toronto et OPG.

La carte montre les rayons de 3 km, 10 km et 50 km à partir de la centrale de Pickering. À l'intérieur de 3 kilomètres, les résidents seraient prévenus d'un accident par des sirènes. Dans un rayon de 10 km, les résidents seraient prévenus par des appels téléphoniques et ils obtiennent régulièrement des comprimés d’iodure de potassium. Ceux qui vivent dans un rayon de 10 à 50 km de la centrale peuvent obtenir ces comprimés sur demande.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

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Photo : Radio-Canada / Camile Gauthier

La province a demandé au Centre provincial des opérations d’urgence d'ouvrir une enquête sur la fausse alerte de dimanche. La solliciteure générale de l'Ontario, Sylvia Jones, s'attend à obtenir des réponses et des recommandations rapidement.

Avec les informations de Yannick Jacques

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