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Le Conseil scolaire public d'Edmonton veut faire des économies deux minutes à la fois

Gros plan sur un panneau-stop déployé d'un bus scolaire.

Chaque jour, le transport scolaire coûte 150 000 $ au Conseil scolaire public d'Edmonton.

Photo :  CBC / Eddy Kennedy

Nafi Alibert

Supprimer un jour d’école du calendrier scolaire en rallongeant de deux minutes chaque journée de cours est une idée qui peut sembler farfelue. Cependant, une telle mesure permettrait au Conseil scolaire public d'Edmonton (EPSB) de renflouer 150 000 $ à son déficit budgétaire de 34,4 millions de dollars qui s’est creusé depuis les compressions imposées par le gouvernement Kenney.

Ce n'est encore qu'une idée, indique Trisha Estabrooks du Conseil scolaire public.

L'organisme calcule qu'il pourrait économiser 150 000 $ par jour, l'équivalent de ses frais de bus scolaire quotidiens, si les élèves fréquentaient ses établissements, une journée de moins par année.

Et ce n'est qu'une estimation conservatrice, peut-on lire dans le rapport du commissaire Darrel Robinson, dont la suggestion sera présentée le 14 janvier au Conseil.

Minute papillon

Les élèves n'y perdraient pas au change, puisque cette journée serait répartie sur l'intégralité de l'année scolaire, à raison de 2 minutes de plus par jour d'école. L'EPSB continuerait ainsi de remplir son obligation d’offrir 950 heures de cours aux élèves du primaire, et 1000 heures à ceux des écoles secondaires.

Sarah Hoffman fait une allocution à derrière un pupitre. Derrière elle un écran indique en anglais: « The UCP has cut more than $200 million from Alberta schools ».

Contrairement à ce qu'affirme le gouvernement Kenney, la députée de l'opposition Sarah Hoffman a soutenu, en conférence de presse, le 13 janvier, que le dernier budget provincial s'est traduit par des compressions de plus de 200 millions de dollars pour les écoles albertaines.

Photo : Radio-Canada / Nafi Alibert

Ça ne me surprend pas que les conseils scolaires doivent redoubler d'inventivité pour économiser de l'argent, a réagi la députée néo-démocrate Sarah Hoffmann.

Avec ses compressions, le gouvernement Kenney les a privés de 210 millions de dollars, estime-t-elle. Un chiffre réfuté par le gouvernement qui maintient qu'ils ont reçu le même montant que l'an dernier.

Nous avons respecté la promesse que nous avons faite aux Albertains en continuant de financer l’éducation à hauteur de 8,2 milliards de dollars, soit le même montant que l’an dernier, affirme le porte-parole du ministère de l’Éducation, Colin Aitchison.

Dans les faits, le Conseil scolaire public d'Edmonton accuse un trou budgétaire de 34,4 millions de dollars pour l’année en cour.

Un gel jusqu'en 2022

Dans le passé, nous pouvions compter sur trois subventions essentielles qui ont été abolies pour être remplacées par un financement unique de transition qui est moins important, nuance Mme Estabrooks.

Le gel du financement en éducation est prévu jusqu’en 2022.

Avec les 15 000 élèves supplémentaires qui s'inscriront à la rentrée prochaine dans la province, cela revient à faire plus avec moins, interprète Trisha Estabrooks.

Nous sommes le conseil scolaire qui grossit le plus [en Alberta], rappelle Mme Estabrooks, mais le budget provincial refuse de grandir avec nous, déplore-t-elle.

Mardi, les membres d’EPSB éplucheront d’autres solutions pour garder la tête hors de l’eau.

Aucune ne sera adoptée sans que les parents aient été consultés au préalable, termine Trisha Estabrooks.

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