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Vente de cannabis : perquisitions à Listuguj

L'entrée d'un commerce avec des affiches indiquant « Riverside cannabis ».

La police de Listuguj, aidée de la Sûreté du Québec, a perquisitionné deux commerces illégaux de cannabis.

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Radio-Canada

La police de Listuguj, aidée de la Sûreté du Québec, a perquisitionné deux commerces de vente de cannabis dimanche après-midi.

Quatre individus ont été arrêtés et accusés de trafic et de possession de drogue. Trois personnes ont été libérées sur promesse de comparaître. Une quatrième personne était emprisonnée lundi matin.

Un bâtiment blanc et rouge avec une enseigne où on peut lire « SmokeShop 69 »

Quatre individus ont été arrêtés et accusés de trafic et possession de drogue.

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Les commerces perquisitionnés, Riverside Cannabis et Smoke Shop 69, n’avaient pas de permis conformes en leur possession pour la commercialisation du cannabis.

Par ailleurs, Restigouche Cannabis n’a pas fait l’objet d’une perquisition, même s'il n'avait pas non plus de permis valide au moment de la perquisition. Le commerce accessible au public depuis la mi-novembre avait fermé ses portes temporairement dans les jours précédant l’opération policière.

Devanture du magasin Restigouche Cannabis et stationnement vide.

Le magasin Restigouche Cannabis, sur le boulevard Interprovincial dans la communauté de Listuguj, n'a pas fait l'objet d'une perquisition.

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Ni le conseil de bande ni le Service de police de Listuguj n’ont voulu commenter l’intervention.

Alexander Morrison, propriétaire du Smoke Shop 69, a confirmé que des policiers de la Sûreté du Québec avaient perquisitionné son établissement et qu'il fait face à différents chefs d'accusation concernant la vente, le trafic et la possession de cannabis. Les policiers, a-t-il dit, ont saisi du matériel et du cannabis. Il a admis qu’il ne possédait pas de permis, mais a affirmé qu’il entendait se conformer aux règles édictées par le conseil de bande.

Ces règles, adoptées en 2018, prévoyaient la mise en place d'un bureau indépendant chargé d'encadrer la vente de cannabis et de délivrer des permis pour la commercialisation.

Ce bureau n'est toujours pas fonctionnel, plus d’un an après l’adoption de la réglementation. On a attendu, attendu que le conseil de bande mette en place une législation. Ils se sont traîné les pieds et pendant ce temps on perdait des occasions d'affaires, donc nous avons décidé d'ouvrir, commente Alexander Morrison.

De nouveaux permis temporaires

Lundi après-midi, le conseil de bande de Listuguj a annoncé dans un communiqué qu'en attendant que ce bureau soit fonctionnel, un comité de contrôle serait mandaté pour délivrer des permis temporaires de vente, valides pour un maximum de 84 jours, mais qui peuvent être renouvelés.

Les permis temporaires deviendront par contre caducs lorsque le bureau de contrôle sera en fonction.

Le permis, qui coûte 300 $ par semaine, autorise la vente de cannabis seulement aux personnes de plus de 21 ans.

Une réunion était en cours en fin de journée entre le conseil de bande et la communauté pour faire le point sur les événements. Les médias n'étaient pas autorisés à assister à la rencontre.

La présence de la SQ contestée

Dimanche soir, des membres de la communauté de Listuguj se sont réunis devant le poste de police autochtone pour protester contre la présence de la Sûreté du Québec lors des perquisitions. Ils entendaient également profiter de la rencontre de lundi après-midi pour questionner les autorités de Listuguj sur leur collaboration avec la SQ.

Il est assis devant un micro lors d'une entrevue.

Darcy Gray, le chef de la communauté micmaque de Listuguj, a refusé d'accorder une entrevue à Radio-Canada lundi, se disant trop occupé.

Photo : Radio-Canada / Luc Paradis

Le chef du Conseil de bande, comme celui de la police autochtone, Trapper Metallic, a indiqué que l’opération avait été lancée, planifiée, organisée et menée entièrement par le service de police de la Listuguj, mais qu'il avait fait appel à la Sûreté du Québec pour une « assistance technique » en raison de leur expertise dans ce genre d'opération.

Alexander Morrison, propriétaire d'un des commerces où a eu lieu une perquisition, raconte toutefois que ce sont les policiers provinciaux qui l'ont arrêté et que ce sont également eux qui ont signé certains documents liés à son arrestation.

Plusieurs Micmacs de Listuguj contestent l’intervention de la Sûreté du Québec sur leur territoire, alors que la réserve possède son propre corps policier.

Beaucoup se souviennent des arrestations musclées et des perquisitions de 1981 lors de ce qu’il est convenu d’appeler maintenant la « crise du saumon » entre le gouvernement du Québec et les Micmacs qui souhaitaient faire reconnaître leurs droits de pêche ancestraux sur la rivière Restigouche.

Avec les informations d'Isabelle Larose

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