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Le nombre de mises en chantier a explosé à Gatineau en 2019, constate l'APCHQ

Les bureaux de l'APCHQ à Gatineau vus de l'extérieur.

Les données de l'APCHQ révèlent que Gatineau a connu la plus forte croissance de mises en chantier au Québec en 2019.

Photo : Radio-Canada / Michel Aspirot

Radio-Canada

Le nombre de mises en chantier à Gatineau en 2019 a explosé pour atteindre des sommets qui n'avaient pas été vus depuis 1990, avec une augmentation de 77 %, selon l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ).

Les données de la Société canadienne d'hypothèques et de logement démontrent que cette croissance des mises en chantier résidentielles est la plus grande augmentation pour l'Outaouais en près de 30 ans.

C'est surtout la construction de logements locatifs qui est très prisée, alors que le taux d'inoccupation est d'environ 1,2 % à Gatineau.

L'accès à de la propriété, c'est de plus en plus difficile. Ça demande des mises de fonds de plus en plus élevées. La valeur des maisons augmente, donc plusieurs vont se tourner pendant plusieurs années vers le locatif, analyse Nicolas Brisson, le directeur des communications à l'APCHQ Outaouais et Nord-Ouest.

Nicolas Brisson en entrevue à Radio-Canada.

Nicolas Brisson voit cette croissance d'un bon œil pour les membres de l'APCHQ à Gatineau.

Photo : Radio-Canada / Michel Aspirot

Le vieillissement de la population va avoir un effet au niveau du parc immobilier locatif, mais également l'arrivée des millénariaux dans le marché du travail, prédit Stéphane Bisson, le vice-président de la Chambre de commerce de Gatineau.

À l'échelle provinciale, aucune autre ville ne présente des chiffres similaires. Celle de Sherbrooke vient au 2e rang, avec une croissance de 49 %, soit 28 points de moins qu'à Gatineau.

Une bonne nouvelle qui vient avec des défis

Avec le nombre de constructions résidentielles en forte hausse, les entrepreneurs s'arrachent les ouvriers qualifiés.

Quand il n'y a pas assez de main-d'oeuvre pour répondre à la demande, qu'est-ce qui se passe, c'est qu'ils changent le calendrier. Il y a des projets qui sont reportés dans le temps, donc oui, ça a des impacts, reconnaît M. Brisson.

Dans le quartier du Plateau, la machinerie lourde et les travailleurs de la construction font maintenant partie du paysage. Une grande proportion des mises en chantier de 2019 ont été réalisées dans ce secteur, mais le développement urbain n'a pas nécessairement été planifié en fonction des besoins des Gatinois.

Maude Marquis-Bissonnette pose pour une photo, à l'extérieur, l'hiver.

Maude Marquis-Bissonnette, conseillère municipale du district du Plateau.

Photo : Radio-Canada / Michel Aspirot

Ce qu'on voit dans les mises en chantier, notamment dans le Plateau, c'est qu'il y a beaucoup de logements, mais peu de logements abordables. On veut adresser cette situation-là pour s'assurer qu'il y a de nouveaux logements, mais qu'il y en a pour tout le monde, explique Maude Marquis-Bissonnette, conseillère district du Plateau.

Pour l'instant, la construction de ces nouveaux logements se fait en parallèle avec la croissance démographique de Gatineau. Tous ces futurs locataires auront à se déplacer, un autre grand défi à l'horizon pour la Ville de Gatineau et son réseau de transport.

Avec les informations de Laurie Trudel

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