•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Fusillade en Floride : 21 soldats saoudiens expulsés des États-Unis

L'entrée principale de la base militaire de Pensacola, dont la clôture de sécurité est fermée.

Un étudiant saoudien a ouvert le feu à l'intérieur d'une classe de la base militaire de Pensacola, en Floride.

Photo : Getty Images / Josh Brasted

Agence France-Presse

Vingt et un militaires saoudiens en formation aux États-Unis seront renvoyés lundi dans leur pays dans le cadre de l'enquête sur la fusillade survenue en décembre sur une base aéronavale de Floride, a annoncé le secrétaire à la Justice William Barr.

Le 6 décembre, un aviateur saoudien a fait trois morts et huit blessés avant d'être abattu sur une base militaire de Pensacola.

Mohammed Al-Shamrani était motivé par l'idéologie djihadiste, a déclaré Bill Barr lors d'une conférence de presse à Washington. C'était un acte terroriste.

Le 11 septembre 2019, il avait publié un message sur Internet indiquant que le compte à rebours a commencé. Il s'était ensuite rendu sur le lieu des attentats contre les tours jumelles puis avait multiplié les messages djihadistes jusqu'à deux heures avant de passer à l'acte, a précisé le secrétaire à la Justice.

William Barr s'adresse aux journalistes.

Le procureur général William Barr a présenté les résultats de l'enquête sur la fusillade survenue le 6 décembre 2019, sur la base de Pensacola, en Floride.

Photo : Reuters / Tom Brenner

Dans le cadre de l'enquête ouverte après la fusillade, la police fédérale n'a trouvé aucune preuve d'une collaboration ou de la connaissance préalable de l'attaque par d'autres militaires en formation aux États-Unis, a précisé William Barr.

Mais elle a découvert que 21 Saoudiens possédaient des contenus offensants, a-t-il noté.

Dix-sept avaient des profils sur les réseaux sociaux avec du contenu djihadiste ou antiaméricain, mais sans preuve d'une affiliation ou implication avec un groupe terroriste.

Quinze (parfois les mêmes) avaient été en contact avec des contenus pédophiles : un possédait plusieurs images pédophiles, tandis que les autres avaient participé à des discussions où certains avaient publié de telles images.

Les autorités américaines ont déterminé qu'il n'y avait pas matière à entamer des poursuites fédérales contre eux.

Mais Riyad a jugé que ces contenus montraient une attitude indigne d'officiers de la Force aérienne saoudienne ou de sa marine, et les 21 cadets ont été retirés de leur formation et seront renvoyés en Arabie saoudite aujourd'hui, a ajouté William Barr.

Le ministre a par ailleurs reproché au géant californien Apple de ne pas avoir fourni d'aide significative à la police, qui cherche à déverrouiller les deux téléphones du tireur.

D'après William Barr, il est essentiel de déterminer avec qui il était en contact pour empêcher de nouvelles attaques.

Des milliers de militaires étrangers

Quelque 5000 militaires de pays étrangers suivent une formation aux États-Unis, parmi lesquels environ 850 Saoudiens. La formation de ces derniers avait été suspendue après le drame.

Ces partenariats militaires ont une importance cruciale pour les États-Unis, a estimé lundi M. Barr, en insistant sur l'aide apportée par Riyad à l'enquête du FBI.

La fusillade avait embarrassé le royaume saoudien. Dans un appel au président Donald Trump, le roi Mohammed ben Salmane avait condamné un crime abominable et assuré que le tireur ne représentait pas son peuple.

Les relations entre les deux pays avaient connu un sérieux revers après les attentats du 11 septembre 2001 : 15 des 19 pilotes qui avaient détourné des avions, et provoqué la mort de quelque 3000 personnes étaient des Saoudiens.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Politique américaine

International