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Gino Brousseau retournera aux Jeux olympiques comme entraîneur

Canada men's national volleyball team poses with a Daruma Doll after winning the NORCECA 2020 Olympic qualification tournament at the Pacific Coliseum and earning a spot at the 2020 Summer Olympic Games in Vancouver on Sunday, January 12, 2020. THE CANADIAN PRESS/Richard Lam

Après avoir vécu les Jeux olympiques comme joueur en 1992, Gino Brousseau (3e à partir de la droite), de Québec, les vivra comme entraîneur-adjoint.

Photo : La Presse canadienne / RICHARD LAM

Guillaume Piedboeuf

Gino Brousseau a eu sa dose d’émotions fortes, en fin de semaine, mais le jeu en valait la chandelle. Vingt-huit ans après avoir vécu les Jeux olympiques comme joueur, le géant du volleyball de Québec remettra cela comme entraîneur adjoint de l’équipe canadienne, qui s’est qualifiée in extremis pour Tokyo, dimanche.

Joueur étoile de l’équipe canadienne aux Jeux olympiques de Barcelone, en 1992, Gino Brousseau peinait encore à réaliser, lundi, qu’il sera des Jeux de Tokyo, l’été prochain.

Je pense que je vais le réaliser seulement l’été prochain quand on va se retrouver. Là on vient de vivre une fin de semaine d’émotions incroyables, mais déjà aujourd’hui, tout le monde reprend l’avion pour retourner un peu partout à travers le monde.

Adjoint de longue date de Pascal Clément à la barre de l’équipe de volleyball masculine du Rouge et Or, Brousseau joue le même rôle auprès de Glenn Hoag avec la formation canadienne depuis le printemps.

Toujours pas qualifiée pour le très sélect tournoi olympique, l’équipe jouait le tout pour le tout en fin de semaine, à Vancouver. Il fallait absolument remporter le tournoi de la dernière chance de la NORCECA disputé contre le Mexique, Cuba et Puerto Rico, pour obtenir un billet pour Tokyo.

Une émotive remontée contre Cuba

C’est surtout le match de samedi contre Cuba qui a été très émotif. De revenir de l’arrière contre une équipe très performante, wow, c’était quelque chose, a reconnu l’entraîneur de 53 ans en attente de son vol de retour à Québec.

C’est qu’après avoir facilement vaincu le Mexique, vendredi, l’équipe canadienne, 7e du classement mondial, était acculée au pied du mur contre Cuba après avoir perdu les deux premières manches. Une autre et c’en était fait de la participation aux Jeux olympiques.

C’est facile à dire maintenant que c’est derrière nous, mais on n'a jamais paniqué. On avait un plan de match, on n'en n'a pas dérogé et à un moment donné, on a vu que les Cubains commençaient à se fatiguer, a-t-il relaté au sujet de la victoire de 22-25, 22-25, 25-12, 25-21, 15-9.

Gino Brousseau en 2000

Gino Brousseau à l'époque où il jouait pour l'équipe nationale, en 2000.

Photo : La Presse canadienne / Winnipeg Free Press-Phil Hossack

Il fallait encore terminer le travail dans un match-piège, le lendemain, contre Puerto Rico, ce que l'équipe a fait haut la main. Une qualification importante pour la formation masculine canadienne qui, avant sa 5e place aux Jeux de Rio, en 2016, n’avait pas participé aux Olympiques depuis 1992.

C’était important pour notre programme, pour le financement, pour la relève et un paquet d’autres facteurs. C’est tellement difficile de se qualifier pour les JO. Quand tu réussis à le faire deux fois de suite, c’est un gros exploit.

À l'école des grands entraîneurs

Architecte de l’équipe canadienne, Glenn Hoag avait cédé sa place à la barre de la formation nationale après Rio, lui qui est aussi entraîneur-chef de l’équipe professionnelle turque Arkas Spor. Mais lorsque celui qui lui avait succédé, Stéphane Antiga, a remis sa démission, l’automne dernier, Hoag a accepté de revenir à la rescousse.

C’est peu de temps après qu’il a approché Gino Brousseau pour l’épauler. Quelques années auparavant, ce dernier avait refusé pareille offre, mais le moment était maintenant venu. D'autant plus que Glenn Hoag avait déjà été son entraîneur pour une saison, en 2001, avec le Paris Volley.

J’ai appris beaucoup de Pascal (Clément) pendant plusieurs années et j’avais la chance de continuer mon processus pour mieux m’outiller comme entraîneur avec Glenn Hoag. Je ne regrette vraiment pas mon choix, explique le membre du Temple de la renommée du volleyball canadien qui reviendra maintenant dans ses fonctions habituelles avec le Rouge et Or jusqu’à la fin de la saison.

Le bagage qu’il ramène avec lui pourra être utile même à l’Université Laval. Autant au niveau de la gestion émotive dans les matchs importants que dans la préparation. Avec Glenn et l’équipe canadienne, c’est une planification et une organisation encore plus pointue qu’avec le Rouge et Or. Il y a un programme informatique, des statisticiens. De vivre ça de l’intérieur, c’est formateur, se réjouit celui dont la carrière comme joueur l'a amené en France, en Italie et au Japon, entre 1990 et 2003.

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