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Plus d’enquêteurs contre l’exploitation d’enfants à Sudbury

Image brouillée d’un homme qui regarde des photos sur un écran d’ordinateur.

Selon le Centre canadien de protection de l’enfance, la prolifération de pornographie juvénile sur Internet est un problème important qui continue de prendre de l’ampleur.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le Service de police du Grand Sudbury ajoutera deux enquêteurs à son unité de lutte contre l’exploitation des enfants dans Internet. Le corps policier tente ainsi de contrecarrer une augmentation « exponentielle » des cas.

L’unité d’enquêteurs spécialisés dans les cas de leurre d’enfants passera ainsi de trois à cinq membres. Le sergent-détective Blair Ramsay, qui supervise l’équipe, considère qu’il est nécessaire d’augmenter les ressources pour protéger davantage d’enfants.

Nous sommes tous dans le même bateau. Nous sommes débordés de cas, et peu importe combien de personnes on ajoute dans notre unité, nous serons encore débordés. Ça nous permet simplement d’accomplir plus de travail.

Blair Ramsay, sergent-détective au Service de police du Grand Sudbury

La police sudburoise assure qu’aucune de ses équipes ne sera dégarnie pour pourvoir les deux nouveaux postes de l’unité d’enquête.

Ces ajouts faisaient partie de notre plan budgétaire pour 2020, précise la responsable communications Kaitlyn Dunn.

Mme Dunn ajoute qu’aucun échéancier n’a encore été fixé pour leur embauche.

Les agents intéressés devront avoir au minimum quatre ans d’expérience et suivre des formations.

Afin de permettre à deux de ses agents de devenir enquêteurs, le Service de police du Grand Sudbury compte embaucher deux nouveaux agents qui prendront leur relève dans les auto-patrouilles.

Deux arrestations récentes

L’annonce des deux nouveaux postes d’enquêteurs arrive alors que la police a procédé à deux arrestations les 8 et 9 janvier en lien avec une même victime.

Le logo de l’application Facebook Messenger sur un écran de téléphone.

C’est par Facebook que la police a eu vent de communications dérangeantes entre ce qui ressemblait être un homme et une jeune fille sur l’application Facebook Messenger.

Photo : afp via getty images / MARTIN BUREAU

Un homme de 47 ans du secteur Chelmsford fait face à un total de 26 chefs d’accusation pour possession et production de pornographie juvénile, leurre d’enfant et outrage à la pudeur.

Un homme de 33 ans du même secteur a aussi été accusé de leurre d’enfant et d’exploitation sexuelle.

La police n’a pas révélé l’identité des accusés afin de protéger l’anonymat de la présumée victime.

Une hausse généralisée

Le Centre canadien de coordination de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) contre l'exploitation des enfants dit noter une augmentation du nombre de dossiers criminels qui lui sont confiés depuis le lancement de ses activités en 2004.

L'agence doit acheminer les rapports qu'elle reçoit, surtout de l'étranger, aux divers corps policiers canadiens appropriés afin que ces derniers mènent des enquêtes.

Dossiers traités par le Centre canadien de coordination de la GRC contre l'exploitation des enfants :

  • 2016 : 27 300 dossiers
  • 2017 : 35 712 dossiers
  • 2018 : 61 122 dossiers
  • 2019 : plus de 100 000 dossiers

Il y a une augmentation de plus de 600 % dans les dernières années et l'impact est ressenti par les corps de police provinciaux ou municipaux, explique le responsable du Centre, Robert Lajoie.

Il souligne toutefois que l'augmentation des ressources humaines au sein des corps policiers n'est pas la seule stratégie à prioriser pour faciliter un traitement rapide des dossiers criminels.

Avoir des ressources [humaines], c'est toujours important, mais je crois aussi qu'il faut travailler à trouver des outils et des techniques qui vont faciliter le travail.

Robert Lajoie, responsable du Centre canadien de coordination de la GRC contre l'exploitation des enfants

À Sudbury, l'unité de lutte contre l'exploitation juvénile de la police a mené 24 arrestations en 2019.

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