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  • Il y a 50 ans, Robert Bourassa devenait chef du Parti libéral du Québec

    Robert Bourassa saluant la foule après l'annonce de son élection comme chef du Parti libéral du Québec.

    Robert Bourassa est élu chef du Parti libéral du Québec le 17 janvier 1970.

    Photo : Radio-Canada

    Radio-Canada

    Le 17 janvier 1970 survient un changement de garde au Parti libéral du Québec (PLQ). Le député de Mercier, Robert Bourassa, devient chef de cette formation politique.

    Un profil idéal

    Le 28 août 1969, le chef du PLQ Jean Lesage annonce sa démission.

    Certains militants, et des membres de la direction du parti, lui reprochent ses positions trop timides face au séparatisme québécois.

    Il est aussi associé à la Révolution tranquille qui n’arrive plus à se renouveler.

    La direction du PLQ rêve d’un nouveau chef au profil de fédéraliste inconditionnel et moderne. Elle croit avoir trouvé ce profil en la personne de Robert Bourassa.

    Nouvelles, 11 octobre 1967

    Une entrevue que Robert Bourassa accorde au service de nouvelles de Radio-Canada, le 11 octobre 1967, nous dévoile certains éléments qui expliqueraient pourquoi les hautes instances libérales ont parié sur cet économiste d'à peine 36 ans.

    L’entrevue nous présente un intellectuel fédéraliste convaincu. Son discours est structuré et répond de manière éloquente à l’argumentation des souverainistes du Parti québécois.

    Son allure est par ailleurs moderne. Certains le présentent au PLQ — notamment son organisateur Paul Desrochers — comme le « John F. Kennedy québécois ».

    Un député sérieux

    Robert Bourassa est diplômé en sciences économiques, en droit financier et en fiscalité des prestigieuses universités Oxford et Harvard.

    Il est élu à 33 ans député de la circonscription électorale de Mercier aux élections provinciales québécoises.

    Mercier faisait partie des 55 circonscriptions que croyait pouvoir gagner le premier ministre unioniste sortant Jean-Jacques Bertrand.

    Malgré la présence d'un candidat unioniste très populaire, Robert Bourassa a gagné le siège par quelques centaines de voix.

    Porte-parole de l’opposition officielle dans les dossiers de finances publiques et d’économie, il croise régulièrement le fer avec Paul Dozois, ministre des Finances de 1966 à 1969.

    La presse parlementaire de l’époque souligne le sérieux du jeune député et la hauteur des débats entre ce dernier et Paul Dozois.

    Portraits, 9 mars 1982 (audio)

    Ces éléments sont évoqués dans un reportage radiophonique et biographique que propose le journaliste Laurent Laplante à propos de Robert Bourassa à l’émission Portraits le 9 mars 1982.

    Ce reportage relate aussi avec détail comment Robert Bourassa est devenu le candidat favori des hautes instances du PLQ pour remplacer Jean Lesage.

    Deux autres candidats affrontent Robert Bourassa pour devenir chef du PLQ.

    Si l’économiste est le choix des hautes instances du parti, Pierre Laporte est le candidat de l’aile parlementaire, et Claude Wagner, celui des militants de la base.

    On comprend à l'écoute du reportage de Laurent Laplante que les élites du PLQ n’ont rien laissé au hasard pour que leur candidat remporte la course à la chefferie.

    Tremplin vers le pouvoir

    Il n'y aura pas de deuxième tour de scrutin. Monsieur Bourassa a au-delà de 803 voix.

    Pierre Nadeau à l'annonce du résultat du premier tour de scrutin du congrès à la chefferie du PLQ

    Le 17 janvier 1970, Robert Bourassa est élu chef du PLQ dès le premier tour de scrutin du congrès à la chefferie.

    Le congrès libéral provincial, 17 janvier 1970 (Extrait)

    Voici un extrait de l’émission spéciale Le congrès libéral provincial, que Radio-Canada a diffusé à cette occasion et qu’anime Pierre Nadeau.

    On remarquera au passage que cette émission est diffusée en couleurs. Or, la diffusion polychrome n'existe à Radio-Canada que depuis septembre 1966.

    Robert Bourassa obtient 843 des 1586 suffrages exprimés.

    Le nouveau chef du PLQ remercie les militants de la confiance qu’ils viennent de lui exprimer.

    Signe de flair politique, il s’excuse auprès des amateurs de hockey, parce que le temps consacré à l’émission spéciale sur le congrès du PLQ empiète sur la diffusion d’un match de hockey…

    Robert Bourassa ne veut surtout pas froisser les électeurs québécois à la veille d'un scrutin provincial général.

    Il n’a cependant pas trop à s’inquiéter.

    Le 29 avril 1970, le nouveau chef du PLQ est propulsé premier ministre du Québec.

    Son parti vient d’obtenir 45,4 % des suffrages exprimés et 72 des 108 circonscriptions qui existent alors à l’Assemblée nationale du Québec.

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