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Une chaire de recherche sur la santé en milieu rural lancée à l’UQAR

Affiche de l'UQAR

L'UQAR offre deux nouveaux programmes de baccalauréat cette année.

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Radio-Canada

L’Université du Québec à Rimouski (UQAR) a annoncé lundi la mise sur pied d’une chaire de recherche sur la santé et les services sociaux en milieu rural en partenariat avec les Centres intégrés de santé et de services sociaux (CISSS) du Bas-Saint-Laurent et de Chaudière-Appalaches.

On va regarder largement les enjeux liés à la santé – les enjeux sociaux, les enjeux d’accessibilité, souligne Marie-Hélène Morin, professeure au département de psychosociologie et de travail social à l’UQAR et qui sera coresponsable de la chaire de recherche avec la professeure en soins infirmiers Lily Lessard.

Selon elle, il existe des particularités en matière de santé et de services sociaux dans les régions, notamment le vaste territoire et la plus faible densité de la population, voire l’isolement de certaines personnes vivant dans des secteurs éloignés. On a besoin de cartographier ça, d’en savoir plus pour adapter l’offre de service, mais aussi les pratiques professionnelles, explique la chercheure.

Elle s’attend par ailleurs à ce que la santé physique et mentale, ainsi que le dossier des proches aidants en région figurent parmi les objets d’étude de la chaire de recherche qui disposera d'un financement de 1,2 million de dollars sur cinq ans.

Marie-Hélène Morin parle lors d'une conférence de presse.

La professeure Marie-Hélène Morin sera coresponsable de la chaire de recherche.

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Vers un pavillon de l'enseignement de la médecine

Cette nouvelle chaire de recherche est un autre moyen pour l’établissement scolaire de s’accrocher au projet de pavillon de l'enseignement de la médecine au Bas-Saint-Laurent en collaboration avec l'Université Laval, selon le recteur de l’UQAR, Jean-Pierre Ouellet.

On pense que c’est bénéfique pour l’UQAR, en ce qui a trait à son positionnement en matière de santé et de services sociaux souligne-t-il, ajoutant que les retombées potentielles de ce projet sont importantes pour les régions desservies par l’institution.

Jean-Pierre Ouellet, recteur de l'Université du Québec à Rimouski, parle lors d'une conférence de presse.

Jean-Pierre Ouellet, recteur de l'Université du Québec à Rimouski.

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Je trouve ça extraordinaire de pouvoir travailler à la fois avec le CISSS du Bas-Saint-Laurent et celui de Chaudière-Appalaches, ce qui correspond très bien à la réalité territoriale de l’UQAR, ajoute le recteur.

Il mentionne aussi que plusieurs dossiers sont en cours en vue de l'éventuelle mise en place d’un pavillon de l'enseignement de la médecine à l’UQAR. On avance au niveau des formations. On a d’autres projets dans les cartons qu’on ne peut pas dévoiler aujourd’hui, mais qu’on essaie de faire avancer.

Ça nous stimule à avancer, puis à voir la place qu'on peut occuper et comment on peut mieux répondre aux besoins des régions qu’on dessert.

Jean-Pierre Ouellet, recteur, Université du Québec à Rimouski

L'annonce de lundi est une excellente nouvelle, selon la présidente et directrice générale du CISSS du Bas-Saint-Laurent, Isabelle Malo, pour qui cette annonce s’inscrit dans la même lignée que plusieurs projets de développement soutenus par l'établissement de santé au cours de la dernière année.

On veut non seulement développer des professionnels en région, mais on veut aussi adapter nos soins de santé et nos services sociaux pour mieux répondre aux besoins des gens en région et particulièrement en milieu rural, explique la pdg du CISSS.

La présidente-directrice générale du CISSS du Bas-Saint-Laurent, Isabelle Malo, parle lors d'une conférence de presse.

La présidente-directrice générale du CISSS du Bas-Saint-Laurent, Isabelle Malo.

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Elle qualifie la collaboration entre le CISSS et l’Université de formidable aventure, ajoutant que cette collaboration entre le domaine de la santé et de l’éducation est gagnante pour les habitants des régions, mais aussi pour les professionnels de la santé et des services sociaux.

C’est une reconnaissance tangible que de l’expertise et des bonnes façons de faire, il y en a en région, il n’y en a pas que dans les grands centres urbains.

Isabelle Malo, pdg, CISSS du Bas-Saint-Laurent

Pour sa part, Marie-Hélène Morin estime que les régions ont parfois besoin de solutions particulières pour leurs problèmes particuliers. Selon elle, la recherche favorisera le développement de connaissances permettant d’être plus créatifs et de développer de nouvelles solutions, main dans la main avec les acteurs qui devront les mettre en œuvre.

Avec les informations de Denis Leduc

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