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Iran : le BST veut envoyer une deuxième équipe analyser les boîtes noires de l'avion

Un bout d'aile d'un avion repose sur le sol.

Des équipes de secours sur les lieux de l'écrasement du Boeing d'Ukraine International Airlines.

Photo : Getty Images / AKBAR TAVAKOLI

Radio-Canada

Des enquêteurs canadiens auront accès aux données des boîtes noires du vol PS 752 d'Ukraine International Airlines qui a été abattu par l'Iran mercredi dernier.

Le Bureau de la sécurité des transports (BST) a tenu une conférence de presse, lundi, pour détailler sa participation à l’enquête sur l’écrasement d’avion en Iran, qui a fait 57 victimes canadiennes.

Même si Téhéran a nié pendant plusieurs jours être responsable de l'écrasement, le BST note que les autorités iraniennes font désormais preuve d'une certaine collaboration.

Selon les règles de la convention civile internationale, l’Iran a le droit de mener l’enquête, car c’est l'État où a eu lieu l'événement, a déclaré Kathy Fox, présidente du Bureau de la sécurité des transports, après avoir offert ses condoléances aux familles des victimes.

Mme Fox a précisé que l’Iran respectait les règles de l’organisation civile internationale en ayant invité des enquêteurs des parties concernées. Les deux enquêteurs canadiens doivent atterrir à Téhéran d’ici quelques heures. Ils sont conviés mardi à une réunion à Téhéran où ils en apprendront plus sur les balises de leur intervention.

Les enquêteurs du BST devraient avoir accès à l'emplacement de l’écrasement et à celui où ont lieu la reconstitution de l’appareil et du missile. Mais contrairement à l'Ukraine, aux États-Unis ou à la France, le Canada aura un rôle d'enquête limité, car l'avion n'a pas été construit ni exploité par une entreprise canadienne. On pourra offrir nos conseils si on fait appel à nous, a ajouté la présidente du BST.

Natacha Van Themsche, directrice des enquêtes aéronautiques au BST, a précisé que l’enquête visera notamment à déterminer si le tir de missile était intentionnel ou accidentel, pourquoi l’espace aérien était ouvert [malgré les menaces] et pourquoi certaines compagnies aériennes ont continué d’agir après l’accident.

Plan rapproché de Natacha Van Themsche et Kathy Fox, du Bureau de la sécurité des transports, assises derrière des micros et devant des drapeaux canadiens. Kathy Fox tient un manuel dans ses mains.

Le BST a indiqué que l'enquête risquait d'être longue.

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Participation bonifiée du Canada

L'enquête visera à déterminer les facteurs causaux ayant mené à l'écrasement sans déterminer les responsabilités civiles ou pénales qui seront attribuées séparément.

Le BST indique que les relations avec l'Iran sont bonnes jusqu'ici et que la République islamique a invité le Canada à participer au téléchargement et à l'analyse des données de vols et des enregistrements des communications des pilotes, même si les règles de l'aviation civile ne l'obligeaient pas à le faire.

Dès qu'on saura où ces enregistrements vont aller, on va envoyer une équipe là-bas, a ajouté Mme Van Themsche

Selon les photos qu'a pu consulter le BST, les boîtes noires sont endommagées, mais l'organisation fédérale ne connaît pas la nature de leur état.

L’enquête étant dirigée par l’Iran, ce sera à l'agence iranienne d'investigation (AAIB) de communiquer l’état d’avancement de l’enquête et de ses conclusions, mais le BST indique qu’il se fera entendre s’il juge que ces informations ne sont pas suffisantes .

L'écrasement du vol 752 d'Ukraine International Airlines, touché par un missile, a fait 176 victimes, dont 57 Canadiens.

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