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M. Did, le pizzaïolo polyglotte

Le restaurateur parle sept langues couramment et se débrouille dans environ sept autres langues.

Didier, devant son four à pizza, poussant sa pelle à pizza.

M. Did confectionne de la pizza depuis presque 40 ans.

Photo : Radio-Canada / Julie Landry

Julie Landry

Un restaurateur de Vancouver attire l'attention, non seulement par son obsession pour des produits de qualité, mais parce qu'il peut s'adresser à de nombreux clients dans leurs propres langues.

La pizza de M. Did

M. Did, de Did's Pizza, s'appelle Didier, mais ne donne pas son nom de famille et reste discret sur sa jeunesse. Il est né en Italie, d'une mère sicilienne et d'un père français. Il a passé la plus grande partie de son enfance à Paris, entouré de grands-parents et de nounous qui lui ont inculqué différentes langues.

« On parlait l'italien, on parlait un petit peu l'espagnol, on parlait l'arabe, on parlait l'hébreu, on parlait le russe, on parlait le polonais », se rappelle le restaurateur. Et le français? « Le français, c'était à l'école. »

M. Did, devant le comptoir de sa pizzeria. On y voit trois pizzas dont il manque certaines pointes. Le décor rappelle des graffitis new-yorkais.

M.Did a remporté le prix de la meilleure pointe de pizza du monde, style new-yorkais, aux expositions universelles de Vancouver en 1986 et de Brisbane, en Australie, en 1988.

Photo : Radio-Canada / Julie Landry

Avec toutes ses connaissances linguistiques, il aurait pu choisir de nombreuses professions, mais a choisi de confectionner des pizzas.

J'adore le contact avec la clientèle, j'adore pouvoir parler avec les gens et puis surtout, faire de nouveaux amis.

M. Did, propriétaire de Did's Pizza

D'ailleurs, il suffit de passer quelques minutes avec lui dans son restaurant pour voir combien ses clients sont ravis de le côtoyer.

Un nouveau père de famille le remercie pour un conseil qui permettra de faire mieux dormir son bébé. Un homme d'affaires américain, un habitué, raconte à M. Did en riant comme il a relevé le défi de passer le temps des fêtes avec sa mère. Des clients l'appellent « tonton », d'autres le saluent, affectueusement.

Didier a 65 ans ce mois-ci. Au lieu de songer à la retraite, il rêve d'ouvrir un plus grand restaurant, avec des places assises. Il n'a donc pas l'intention de s'arrêter de travailler.

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