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Des perroquets s’entraident sans rien attendre en retour

Un perroquet gris du Gabon.

Un perroquet gris du Gabon.

Photo : Reuters / Adrees Latif

Radio-Canada

Les perroquets gris du Gabon (Psittacus erithacus) aident leurs congénères même s’ils n’en tirent aucun bénéfice, a montré une expérience menée par des biologistes de l’institut allemand Max-Planck d'ornithologie.

C'est ce que révèle une expérience menée par des biologistes de l’institut allemand Max-Planck d'ornithologie.

C’est la première fois qu’un tel comportement est observé chez une espèce animale non mammifère.

Il est établi depuis longtemps déjà que les perroquets et les corbeaux sont des oiseaux aux capacités cérébrales parmi les plus développées du monde animal.

Par exemple, Alex, le perroquet de la psychologue animalière américaine Irene Pepperberg, communiquait avec un vocabulaire de plus de 500 mots humains. Il était également capable d’identifier 50 objets différents, sept couleurs et cinq formes. L'oiseau avait aussi acquis les concepts de plus grand et plus petit, d'identique et d'absence.

Aider pour aider

Dans la présente expérience, les chercheurs ont placé des paires de perroquets dans des boîtes mitoyennes reliées par un trou. Chaque boîte avait aussi une fenêtre face aux chercheurs qui pouvait être fermée au besoin. 

Deux perroquets participent à une expérience comportementale.

Dans les expériences, les perroquets recevaient des jetons métalliques qu’ils pouvaient ensuite échanger contre de la nourriture.

Photo : Institut Max Planck d’ornithologie

Les perroquets ont vite appris qu’ils pouvaient recevoir une friandise s’ils passaient un jeton à l’humain par la fenêtre.

Mais quand la fenêtre d’un des deux perroquets était fermée, ce perroquet passait volontairement ses propres jetons inutilisables à son voisin par le trou les reliant, afin que ce voisin obtienne lui-même plus de friandises.

Sept des huit perroquets testés ont agi avec cette générosité apparente.

D’autres configurations ont permis de montrer que l’activité de passer des jetons d’un perroquet à l’autre n’était pas considérée comme un jeu. Les perroquets ne passaient le jeton à leur voisin que si cela pouvait l’aider à obtenir des friandises.

Comme les humains, les perroquets semblaient favoriser leurs amis plutôt que de simples connaissances. Les amis recevaient plus de jetons.

Pourquoi ce comportement prosocial, que d’autres oiseaux (des aras de Coulon), dans la même expérience, n’ont pas reproduit? Les auteurs pensent que cette réalité est peut-être liée au fait que les perroquets gris du Gabon vivent dans des groupes très larges, allant jusqu’à 1200 individus.

Il y a 393 espèces de perroquets recensées dans le monde, et l’équipe voudrait étudier lesquelles coopèrent et comment, afin de tenter de comprendre quelles pressions de l’évolution ont été à l’oeuvre.

Les résultats pourraient aider à comprendre comment l’altruisme et le comportement prosocial (souci de l’autre) ont évolué chez les humains.

Le détail de ces travaux est publié dans la revue Current biology (Nouvelle fenêtre) (en anglais).

Avec les informations de Agence France-Presse

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