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La mère de Brady Francis livre un témoignage émouvant

Un homme et une femme devant un édifice.

Jessica Perley and Dana Francis, les parents de Brady Francis devant le palais de justice de Moncton.

Photo : Radio-Canada / Maeve McFadden/CBC

Radio-Canada

Les parents de Brady Francis ont été les premiers à témoigner lors du premier jour du procès de Maurice Johnson, accusé de délit de fuite.

L'homme de 57 ans, de Saint-Charles, est accusé d’avoir omis de s’arrêter sur la scène d’un accident ayant causé la mort d’une personne. M. Johnson a plaidé non coupable lundi matin suite à la lecture de l'acte d'accusation par la juge Denise LeBlanc.

Brady Francis, membre de la Première Nation d’Elsipogtog, a été retrouvé inanimé sur le bord de la route à Saint-Charles, une communauté située à 12 kilomètres au nord de la réserve.

Maurice Johnson marche sur un trottoir

Maurice Johnson, résident de Saint-Charles, au Nouveau-Brunswick, est accusé de délit de fuite, à la suite de la mort de Brady Francis. Il a choisi de subir un procès devant un juge seul.

Photo : Radio-Canada

Des témoignages émouvants

Douze personnes ont témoigné lors de cette première journée de procès.

Les parents de la victime, Jessica Perley et Dana Francis ont tous deux donné des témoignages forts. La mère de la victime a été la première à raconter la nuit du drame.

Jessica Perley a expliqué que le soir de l’accident, leur fils avait appelé pour leur demander de venir le chercher. Au téléphone, ses parents pensent avoir même entendu une voiture en arrière-plan.

Oh cela semblait proche. [Cela] ressemble à une voiture, aurait dit Dana Francis, selon sa femme.

La mère de la victime se souvient que le soir du 24 février 2018, elle et son mari étaient en train de conduire pour rentrer chez eux, quand ils ont reçu un coup de fil inquiétant de leur fils. Elle se souvient que celui-ci avait le hoquet au téléphone et qu’elle a pensé qu’il avait peut-être bu. Au téléphone, Brady aurait demandé à ses parents de venir le chercher, mais il ne savait pas où il se trouvait.

Sa mère se souvient alors avoir texté l’un de ses amis et découvert qu’il était à Saint-Anne. Après être passés rapidement chez eux et à la station-service, ils ont décidé d’aller à sa rencontre.

À leur arrivée sur les lieux, le couple a remarqué que quelqu'un était au milieu de la route et faisait des signaux pour faire arrêter les voitures. On leur a dit qu'un piéton avait été renversé.

Jessica Perley a tout de suite su qu’il s’agissait de Brady.

C'est mon fils, c'est mon fils, se souvient-elle avoir crié. Elle se rappelle avoir prié pour que son fils se réveille.

Mais quand les ambulanciers sont arrivés, ils ne l’ont pas tout de suite mis sur une civière pour le transporter. Jessica Perley a su que c’était terminé. Elle se remémore alors, s'être agenouillée pour embrasser, une dernière fois, son fils sur le front.

Des feuillets avec le message « Justice pour Brady » sur le capot d'un véhicule à Elsipogtog

La communauté d'Elsipogtog réclame justice pour Brady Francis depuis les faits, notamment avec une campagne sur les médias sociaux et des manifestations.

Photo : Facebook

Le témoignage suivant était celui du père de la victime, Dana Francis.

Celui-ci raconte aussi avoir vu des marques de pneus près de l’accident. Il explique être retourné sur les lieux du drame, dans la nuit, pour prendre des photos de ces traces, qu’il a ensuite fait suivre à la police.

Krista et Rosaire Daigle ont ensuite témoigné.

Quand tu vois de quoi de même, moi cela m’a fait beaucoup de quoi, raconte Rosaire Daigle.

Le couple s'est retrouvé sur les lieux de l’accident. Ils revenaient d’une soirée avec des amis, quand ils ont remarqué quelque chose d'étrange sur le bord de la route.

Elle explique que trois personnes étaient déjà sur la scène de l’accident quand elle est arrivée. L’une d’elles était en train de donner un massage cardiaque à la victime.

Krista Daigle se souvient avoir ramassé les affaires de Brady qui étaient au milieu de la chaussée.

Son mari, Rosaire Daigle, a témoigné en français. Il se remémore avoir réconforté les parents de Brady, lors de la nuit du drame.

Une quarantaine de personnes ont assisté à cette première journée de procès.

Pas de traduction simultanée disponible

La famille de la victime avait demandé une traduction du procès, mais cette demande a été rejetée.

Le procès se tient en français, sans traduction simultanée en anglais, malgré la demande de la famille. La communauté micmacque d'Elsipogtog a dit vouloir organiser elle-même une traduction pour la suite du procès.

Le procès se déroule jusqu’au 31 janvier.

Avec les renseignements de CBC et de Wildinette Paul.

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