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Des élus de l'Estrie discutent du dossier Coventry avec leurs homologues américains

Radio-Canada

Le grand patron du site d’enfouissement de Coventry, au Vermont, John Casella, s'est invité à une rencontre à Newport, lundi, où une quinzaine de politiciens du Québec, dont les députés Élisabeth Brière, Lyne Bessette, Gilles Bélanger et la mairesse de Magog, Vicki-May Hamm, ont rencontré leurs homologues américains pour discuter du dépotoir et de la protection du lac Memphrémagog.

Le 31 octobre dernier, M. Casella s’était engagé par écrit à ne pas traiter le lixiviat, les rejets liquides du site d'enfouissement, à l’usine désuète de Newport pour les quatre prochaines années et de le transporter à Montpellier.

Lundi, ce dernier a refusé de s’engager au-delà de ce laps de temps, car il croit que la recherche trouvera peut-être une solution à ce problème.

Nous travaillons sur le problème présentement. Nous devons faire des études. C’est un problème mondial, pas seulement pour le lac Memphrémagog.

John Casella

Un délai « trop court » pour certains

Les élus de l’Estrie pensent quant à eux que quatre années seraient un délai trop court. Nombreux d’entre eux souhaitent même que le lixiviat ne soit plus déversé dans le lac ni traité à l'usine d'épuration de Newport.

Toutefois, Vicki May Hamm, mairesse de Magog, applaudit la rencontre de lundi.

À la MRC, les élus municipaux, on a longtemps eu l’impression d’être seuls dans cette bataille-là. Et pour le principe de précaution, c’était doux à mes oreilles d’entre des gens du Vermont en parler, se réjouit-elle.

Au début, on passait pour les chialeux du Québec.

Vicki May Hamm, mairesse de Magog

Cette dernière invite d’ailleurs les gouvernements provincial et fédéral à s’impliquer politiquement et de façon technologique pour trouver des solutions.

On n’a pas vraiment la réponse qu’on veut, déplore pour sa part Lyne Bessette, députée fédérale dans Brome-Missisquoi. Ce qu’on veut qu’ils nous disent, c’est qu’il n’y aura plus de traitement de lixiviat dans l’usine [de Newport], continue-t-elle.

Minimiser les risques pour la santé

De son côté, Gilles Bélanger, député provincial d’Orford, croit qu’il faudrait développer, en collaboration avec les autorités américaines, des méthodes pour minimiser les risques pour la santé.

On doit bien mesurer les contaminants qui peuvent se retrouver dans nos réservoirs d’eau potable.

Gilles Bélanger, député provincial d’Orford

Robert Benoit, l’un des organisateurs de la rencontre, était pour sa part fier d’avoir fait ce tour de force, de pouvoir réunir Québécois et Américains pour discuter du dépotoir de Coventry et de son impact dans le lac Memphrémagog.

Que M. Casella soit ici, je n’ai aucun problème avec ça. On leur a poliment donné une autre façon de penser. Ils nous ont donné leur point de vue, conclut-il.

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