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10 ans après le séisme, un Haïtien installé en Abitibi-Témiscamingue se souvient

Maison détruites et décombres.

Dans les rues de Port-au-Prince le 13 janvier 2010, au lendemain du séisme.

Photo : Reuters / Organisation des Nations unies (ONU)

Boualem Hadjouti

Il y a 10 ans, le 12 janvier 2010, un puissant séisme plongeait Haïti dans le chaos, faisant 200 000 morts et 300 000 blessés. Plusieurs Haïtiens se souviennent de cette journée où tout a basculé.

C'est le cas de Paul Jimmy Audate, étudiant à Port-au-Prince âgé de 23 ans à l'époque.

Il se souvient comme si c'était hier du moment où la terre a tremblé sous ses pieds, détruisant son école située dans la capitale. Par un concours de circonstances, il était absent de son établissement ce jour-là.

J'étais dans les rues et je voyais que les maisons étaient en train de s'effondrer. Après, c'était comme un gros nuage de poussière, tout s'était arrêté. Une chance que je n'allais pas à l'école, parce que sinon, je serais mort. Tous les environs, ce sont des maisons qui se sont écroulées, raconte-t-il.

Il y avait des personnes qui étaient dans les rues qui sont mortes, c'était vraiment horrible. Quand on voyait que ça commençait à trembler, on ne comprenait pas ce qui se passait. On courait un peu et il y a quelqu'un qui nous a retenus, pour rester en place au milieu de la rue. On voyait des maisons qui commençaient à s'effondrer à côté de nous, c'était vraiment effrayant, témoigne M. Audate.

Paul Jimmy Audate a pu poursuivre ses études au Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue, où il a obtenu un DEC en foresterie.

Un pays en crise

Dix ans après la catastrophe, il croit que la solution à la crise que traverse son pays viendrait avant tout des Haïtiens eux-mêmes.

C'est à la population de décider de confier le pays par le vote à une personne qui peut vraiment diriger le pays, à une personne qui est vraiment capable, vraiment apte à diriger, dit-il.

Le pays vit une crise humanitaire, des milliards de dollars d'aide ont afflué, mais il peine encore à se relever.

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