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Escalade des moyens de pression des enseignants dans la région d’Ottawa

Des dizaines d'employés sont réunis, certains tenant des pancartes dénonçant les compressions en éducation.

Des enseignants et des employés de soutien de l'École secondaire Merivale à Ottawa ont participé à une journée de grève en décembre dernier (archives).

Photo : Radio-Canada / Judy Trinh/CBC

Radio-Canada

Dès lundi matin, les éducateurs des écoles primaires publiques en Ontario ne supervisent plus les activités parascolaires en plus de ne pas participer aux sorties éducatives. La Fédération des enseignantes et des enseignants de l’élémentaire de l’Ontario (FEEO) augmente ainsi ses moyens de pression dans ses négociations avec la province.

Si le gouvernement refuse d'aborder les questions cruciales dans les pourparlers d'ici [vendredi] le 17 janvier, les membres de la FEEO entameront une grève de retrait complet des services sur une base tournante à compter du 20 janvier, a précisé le syndicat dans un communiqué publié jeudi dernier.

Le président de la FEEO, Sam Hammond, a précisé à l'antenne d'Ottawa Morning lundi matin que les parents seront informés d'ici mercredi de la suite des choses.

Si ce scénario se confirme, les éducateurs arriveront au travail seulement 30 minutes avant le début des cours et ils quitteront les classes dans les 15 minutes à la fin de la journée. Ils n’organiseront pas d'assemblées et ne participeront à aucune d’entre elles, sauf pour superviser les élèves.

Les points en litige concernent notamment l'augmentation du nombre d’élèves par classe et le plafonnement de la hausse des salaires. Les enseignants du primaire demandent également un engagement écrit que la province ne supprimera pas les maternelles à temps plein.

Grève tournante mercredi dans les écoles secondaires

D’autre part, la Fédération des enseignants des écoles secondaires de l'Ontario (FEESO) tiendra mercredi une cinquième journée de grève tournante.

Si aucune entente n’est conclue d’ici là avec la province, les écoles primaires et secondaires seront fermées et le transport scolaire, annulé.

Les établissements touchés font partie du Conseil scolaire d'Ottawa-Carleton, du Upper Canada District School Board, du Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario (CEPEO), du Conseil scolaire de district catholique de l’Est ontarien (CSDCEO) et du Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE) – sauf les écoles à Trenton, Kingston et Pembroke.

Les sites Internet des conseils publient les informations à jour sur les négociations avec la province.

Il s’agira de la deuxième grève tournante affectant les écoles de la région d’Ottawa et de l’est ontarien. En plus des enseignants, la FEESO représente notamment les employés de soutien et d’entretien, ainsi que les éducateurs aux adultes et à la petite enfance.

Grève du zèle des enseignants franco-ontariens jeudi

Par ailleurs, l’Association des enseignantes et enseignants franco-ontariens (AEFO) déclenchera également une grève du zèle dès jeudi. Le bureau du ministre de l’Éducation, Stephen Lecce, confirme avoir reçu un préavis de grève en fin de semaine.

Des séances de négociations sont prévues d'ici jeudi. Le syndicat devrait donner des détails sur ses moyens de pression lors d’une conférence de presse mardi.

En décembre, les membres de l'AEFO avaient donné à 97 % un mandat de grève à leur syndicat.

« Ce n’est pas un jeu », souligne le ministre de l’Éducation

De son côté, le ministre Lecce estime que les syndicats devraient considérer les répercussions des moyens de pression sur les parents. Ce n’est pas un jeu, a-t-il déclaré, après l’annonce de la grève du zèle. Ces enfants devraient continuer leur apprentissage tous les jours et j’espère que tous les syndicats vont accepter ça.

Avec les informations d’Amanda Pfeffer de CBC

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Ottawa-Gatineau

Éducation