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Mesures d’urgence : que se passerait-il en cas d’accident nucléaire?

Le symbole représentant l'énergie nucléaire.

Le Plan provincial d’intervention en cas d’urgence nucléaire de l'Ontario a été mis à jour en 2017.

Photo : Shutterstock

Radio-Canada

La fausse alerte envoyée dimanche matin en Ontario par les opérations d’urgence au sujet d’un problème à la centrale nucléaire de Pickering a soulevé des questions sur la préparation des autorités et des citoyens advenant un accident nucléaire.

L’Ontario a un Plan provincial d’intervention en cas d’urgence nucléaire (Nouvelle fenêtre), qui a été mis à jour en 2017. Il s’agit d’un document de plus de 200 pages qui précise la marche à suivre pour les municipalités qui ont une centrale nucléaire sur leur territoire.

Les centrales nucléaires qui se trouvent dans la province ou juste à côté ont elles aussi un plan d’urgence.

La centrale nucléaire de Pickering en banlieue de Toronto

La centrale nucléaire de Pickering en banlieue de Toronto

Photo : CBC

En cas d’accident, Ontario Power Generation doit aviser les gouvernements locaux et provincial en 15 minutes.

Le Centre provincial des opérations d’urgence (CPOU), qui relève du ministère du Solliciteur général, doit alors assurer la sécurité du public et déterminer les mesures à prendre. C’est lui qui appliquerait le Plan provincial d’intervention en cas d’urgence nucléaire.

Ottawa a aussi un Plan fédéral en cas d’urgence nucléaire (Nouvelle fenêtre), qui définit les responsabilités d’une quinzaine de ministères et agences. L’objectif est de protéger la santé des citoyens et de réduire l’impact sur l’environnement et les biens matériels.

Un clavier de téléphone qui comprend un bouton rouge sur lequel est inscrit urgence en anglais.

Les résidents recevraient un message à la maison s’ils ont une ligne terrestre ou encore une alerte de la province sur leur téléphone portable.

Photo : getty images/istockphoto/Oakozhan

Quel genre d’alerte?

La carte montre les rayons de 3 km, 10 km et 50 km à partir de la centrale de Pickering. À l'intérieur de 3 kilomètres, les résidents seraient prévenus d'un accident par des sirènes. Dans un rayon de 10 km, les résidents seraient prévenus par des appels téléphoniques et ils obtiennent régulièrement des comprimés d’iodure de potassium. Ceux qui vivent dans un rayon de 10 à 50 km de la centrale peuvent obtenir ces comprimés sur demande.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

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Photo : Radio-Canada / Camile Gauthier

Un plan et des balises doivent être en place pour contacter les gens qui vivent dans un rayon de 3 km de chaque réacteur, précise le directeur des mesures d’urgence de la région de Durham, James Kilgour.

Dans les secteurs à proximité des centrales de Bruce Power, Pickering et Darlington, des sirènes seraient utilisées, précise-t-il.

James Kilgour, directeur des mesures d’urgence de la région de Durham en entrevue

James Kilgour, directeur des mesures d’urgence de la région de Durham

Photo : CBC

Les résidents qui vivent à 10 km recevraient un appel automatisé sur leur téléphone à la maison. Le système provincial d’alerte serait utilisé pour envoyer un message sur les cellulaires.

Des bulletins mis à jour régulièrement seraient aussi diffusés à la radio, à la télévision et sur les médias sociaux.

Qui serait évacué?

Les gens qui vivent tout près de la centrale seraient vraisemblablement évacués. Toutefois, si la situation évoluait, par exemple si la direction des vents changeait, la zone évacuée pourrait s’étendre.

C’est la province qui prendrait la décision.

Les autorités pourraient aussi demander aux gens de rester à l’intérieur, s’il est trop dangereux de quitter les lieux immédiatement en raison des conditions météo ou autre.

Comment contrer l’effet des radiations?

L’iodure de potassium peut protéger la glande thyroïde de l’iode radioactif rejeté dans l’air et prévenir le développement d’un cancer. Il est particulièrement efficace pour les enfants, selon la Commission canadienne de sûreté nucléaire.

Les comprimés doivent être pris, idéalement, peu de temps avant ou juste après l’exposition aux radiations.

Des comprimés en gros plan dans la main d’une femme.

La consommation de comprimés d’iodure de potassium peut réduire les risques de cancer de la glande thyroïde après une exposition aux radiations.

Photo : Associated Press / CARLOS T. MIRANDA

En 2015, la commission et le gouvernement ontarien se sont entendus pour que les résidents et les commerces installés à 10 km d’une centrale nucléaire reçoivent gratuitement des comprimés d’iodure de potassium par la poste tous les six mois.

Ceux qui vivent plus loin, soit de 10 à 50 km d’une centrale, peuvent les commander en ligne (Nouvelle fenêtre). Ils doivent entrer leur code postal pour déterminer leur admissibilité.

Le médecin hygiéniste en chef de la province détermine, en consultation avec les autorités, si les gens doivent ou non prendre les comprimés.

Santé Canada déconseille de les prendre si ce n'est pas clairement recommandé, parce qu’ils peuvent entraîner des réactions allergiques (enflure, difficulté à respirer, urticaire, etc.) ou différentes maladies comme une bronchite, une laryngite ou une intoxication.

Avec les informations de CBC

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Toronto

Prévention et sécurité