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Séisme en Haïti : la communauté montréalaise se souvient

Deux femmes s'enlacent les yeux fermés.

Le tremblement de terre de 2010 à Haïti a fait près de 300 000 morts un million de sans-abris.

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Radio-Canada

La communauté haïtienne s’est rassemblée dimanche à la TOHU dans le nord de Montréal pour marquer le 10e anniversaire du tremblement de terre du 12 janvier 2010, qui a fait près de 300 000 morts et plus d'un million de sans-abri.

La cérémonie mettait fin à une série de discours, de projections et de discussions de groupe qui ont eu lieu tout au long du week-end.

Le rassemblement a notamment été marqué par une minute de silence, suivie d’une minute de vacarme à 16 h 52, heure où l'événement s'est produit. Beaucoup de survivants et d'amis de la communauté étaient présents, ainsi que plusieurs politiciens.

Danseuses devant un large panneau où est écrit AYITI LA!

Des célébrations ont aussi eu lieu à la TOHU.

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

La ministre des Relations internationales et de la Francophonie Nadine Girault, elle-même d’origine haïtienne, a eu ces quelques mots :

Même si la douleur persiste, il faut plus que jamais démontrer notre solidarité sans faille envers le peuple haïtien.

Nadine Girault, ministre des Relations internationales et de la Francophonie

La mairesse Valérie Plante était aussi à la TOHU pour soutenir la communauté, toujours éplorée 10 ans plus tard.

C’est important de se souvenir de cette tragédie, mais aussi de se souvenir de cette solidarité qui s’est mise en branle rapidement entre le peuple haïtien, sur place, et ici, avec les Montréalais d’origine haïtienne, mais aussi toute la communauté qui s’est mobilisée. Il y a un très fort lien d’amitié entre Montréal et Haïti.

Valérie Plante, mairesse de Montréal

L'ancienne vice-première ministre libérale Dominique Anglade, qui a perdu ses deux parents dans le tremblement de terre, était aussi présente à la TOHU. Son père, Georges Anglade, était un écrivain bien connu et un éminent militant haïtien.

Au moment de la tragédie, Montréal abritait déjà l'une des plus importantes communautés d'expatriés haïtiens. Dans la foulée immédiate de la catastrophe, la province a assoupli ses règlements en matière d'immigration et a accueilli 4500 réfugiés.

La tragédie a été ressentie dans toute la société québécoise.

Une enfant assise regarde un écran sur lequel on voit le drapeau d'Haïti

À la TOHU, une enfant commence à regarder un film tourné quelques jours après le séisme en 2010.

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Dans un message sur Facebook dimanche, le premier ministre du Québec, François Legault, a qualifié le tremblement de terre de l'une des pages les plus tristes de l'histoire récente.

Cette tragédie est aussi une tragédie québécoise. L'importante communauté haïtienne du Québec en témoigne. Malgré le temps qui s'est écoulé, la douleur n'a pas diminué. Aujourd'hui, nous avons un devoir de mémoire.

L’événement n’a cependant pas manqué de soulever plusieurs questions sur la lenteur de la reconstruction après un élan de générosité évalué à quelque 10 milliards de dollars à l'époque.

Beaucoup d’entre nous commencent à demander [ce qu'on pourrait appeler] une commission d’enquête parce que c’est quand même 11 milliards de dollars que des citoyens ont donnés, qu’on a promis. Qu'est-ce qui s’est passé avec l’argent de la reconstruction, a demandé un des participants, Frantz Voltaire, directeur du Centre international de documentation et d’information haïtienne, caribéenne et afro-canadienne.

Avec les informations de Mélissa François et CBC

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