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Il y a dix ans, Manuela Ricard fuyait le séisme haïtien

Manuela Ricard a maintenant 13 ans. On la voit sur cette photo, à son arrivée au Québec après le séisme à Haïti.

Manuela Ricard a maintenant 13 ans. On la voit sur cette photo, à son arrivée au Québec après le séisme à Haïti.

Photo : Radio-Canada / Alexandre Lepoutre

Radio-Canada

Deux semaines après le terrible tremblement de terre qui a ravagé Haïti, le 12 janvier 2010, Manuela Ricard arrivait dans sa nouvelle famille à Shawinigan. Aujourd'hui adolescente, elle se sent pleinement épanouie.

J'aime beaucoup ça être sur scène, faire des spectacles. Je me suis inscrite il n'y a pas longtemps en secondaire en spectacle. J'aime la dance, j'aime jouer aux vidéos comme tous les jeunes, rigole la jeune femme.

Ses parents qui étaient déjà engagés dans le processus d'adoption ont vécu des jours d'angoisse avant de pouvoir serrer leur petite fille de trois ans dans leurs bras.

Quand elle est arrivée tout le monde attendait. Vraiment, il n'y avait aucun bruit. Le silence total, tout le monde regardait par la grande fenêtre, relate sa mère, Chantal Périgny.

Manuela Ricard en 2010, alors qu'elle était âgée de trois ans.

Manuela Ricard en 2010, alors qu'elle était âgée de trois ans.

Photo : Radio-Canada / Archives

Ses parents avaient peu d'information dans les premiers jours suivants le drame.

On venait de vivre deux semaines de cauchemars, d'énormes inquiétudes, de stress. On ne savait pas si elle était vivante au départ. Est-ce qu'ils sont en santé ? Les informations arrivaient au compte-goutte, par petites bribes. On était fatigués, on était émotifs, raconte son père, Sylvain Ricard.

Manuela arrivait d'un orphelinat haïtien. À peine âgée de trois ans, elle ne garde pas de souvenirs du séisme qui a ravagé son pays d'origine.

Manuela Ricard en compagnie de ses parents, Chantal Périgny et Sylvain Ricard. Ils tiennent la Une du journal Le Nouvelliste, lors de son arrivée au Québec, il y a dix ans.

Manuela Ricard en compagnie de ses parents, Chantal Périgny et Sylvain Ricard. Ils tiennent la Une du journal Le Nouvelliste, lors de son arrivée au Québec, il y a dix ans.

Photo : Radio-Canada / Alexandre Lepoutre

Ses parents estiment qu'elle a la même joie de vivre qu'à son arrivée en sol québécois, il y a dix ans.

Elle est enjouée. Elle est de bonne humeur. C'est un peu à l'image du peuple haïtien. C'est un peuple qui danse, qui chante, qui est résilient, qui accepte un peu son sort, puis qui fonce et poursuit sa route, conclut sa mère.

D'après un reportage d'Alexandre Lepoutre

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