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Fausse alerte à la centrale de Pickering : la province promet une enquête approfondie

Une centrale nucléaire au bord du lac Ontario.

Des millions d’Ontariens ont été réveillés par une alerte les avisant qu’un problème s’était produit à la centrale de Pickering, en banlieue de Toronto.

Photo : The Canadian Press / Frank Gunn

Radio-Canada

La solliciteure générale de l’Ontario, Sylvia Jones, a présenté ses excuses à la population après l’envoi par erreur d’un message d’alerte provincial sur un problème à la centrale nucléaire de Pickering dimanche matin.

Le gouvernement dit enquêter pour comprendre ce qui a pu se passer et éviter que ça se reproduise.

Dans un message diffusé un peu avant 7 h 30 dimanche, la province de l'Ontario parlait d'un incident à la centrale de Pickering, qui se trouve à l'est de Toronto.

Vers 9 h 10, soit près de deux heures plus tard, une seconde alerte en anglais a confirmé que l'alerte précédente a été envoyée par erreur. Il n'y a pas de situation nucléaire active en cours à la centrale nucléaire de Pickering.

La solliciteure générale Sylvia Jones en entrevue.

La solliciteure générale Sylvia Jones veut savoir exactement ce qui s'est passé.

Photo : CBC

Après avoir reçu des informations préliminaires, Sylvia Jones a expliqué en entrevue que le Centre provincial des opérations d’urgence (CPOU) effectue des essais deux fois par jour pour s'assurer que le système d'alerte fonctionne bien.

Or, il semble que cette fois quelqu'un s'est trompé et a envoyé une véritable alerte plutôt que de faire un test.

Je suis certaine qu'il a été très troublant pour de nombreuses familles d'être réveillées par une alerte d'urgence pour finalement s'apercevoir qu'il n'y avait pas de menace réelle à la centrale de Pickering.

La solliciteure générale Sylvia Jones

Mme Jones attend toutefois les résultats de l'enquête ouverte par la province avant de tirer ses conclusions.

Douglas Browne, chef de la gestion des situations d'urgence en Ontario

Douglas Browne, chef de la gestion des situations d'urgence

Photo : CBC

Le chef de la gestion des situations d'urgence, Douglas Browne, a expliqué que le personnel du Centre provincial des opérations d’urgence est formé pour pouvoir envoyer les alertes très rapidement.

Une partie de l'enquête sera de déterminer étape par étape, ce qui s'est passé et pourquoi ça s'est passé, précise-t-il. Et nous assurer d'introduire des mesures pour éviter que ça se reproduise.

Neal Kelly, le porte-parole du producteur d'électricité, Ontario Power Generation, a aussi affirmé qu'une enquête est ouverte et que la compagnie collabore avec la province. Nous travaillons avec la province pour enquêter sur l'alerte, qui a été envoyée par la province de l'Ontario, a-t-il dit.

Un message d'urgence affiché sur un téléphone intelligent.

L'alerte précisait qu'il n'y avait pas eu d'émissions radioactives et que le personnel d'urgence s'était saisi du problème.

Photo : Associated Press / Robert Gillies

Des maires et députés ont insisté, dès dimanche matin, sur l'importance de mener une enquête complète sur cette affaire.

Le maire de Pickering, Dave Ryan a dit sur Twitter avoir été très troublé de recevoir le message d'alerte ce matin. Alors que je suis soulagé qu'il n'y ait pas de situation d'urgence, je suis bouleversé qu'une telle erreur comme celle-là ait pu se produire. J'ai parlé à la province et je demande qu'une enquête approfondie ait lieu.

Le maire de Toronto, John Tory, a affirmé joindre sa voix à celle de Dave Ryan pour obtenir des réponses.

Il y a beaucoup de questions qui nécessitent une enquête approfondie et nous avons l'occasion de voir comment nous pouvons faire mieux, parce que nous devons vraiment faire mieux.

John Tory, maire de Toronto

J'étais très inquiet comme la plupart des Torontois et des résidents de Pickering. C'était inquiétant d'un côté et ça ne disait que peu de choses d'un autre côté, a-t-il dit à propos du premier message d'alerte envoyé par erreur.

Le député fédéral conservateur de la circonscription de Durham où se trouve la centrale, Erin O'Toole, s'est montré un peu plus indulgent sur Twitter en expliquant que le système d'alerte est assez récent. Mais évidemment, il y a de sérieux problèmes avec le système et ses protocoles. Il devrait y avoir une révision immédiate du système et je vais insister pour cela.

Le porte-parole du Nouveau Parti démocratique en matière d'énergie, Peter Tabuns, a lui aussi demandé une enquête transparente et approfondie. La confiance dans la fiabilité du système est essentielle pour la sécurité publique, a ajouté le député de l'opposition officielle à Queen's Park dans un communiqué.

Nous sommes profondément troublés par le fait que les familles ont eu inutilement des raisons de s'inquiéter pour leur sécurité ce matin.

Peter Tabuns, porte-parole du NPD en matière d'énergie
Un homme fait du jogging sur la plage près de la centrale nucléaire de Pickering.

Le message envoyé par erreur a pris au dépourvu de nombreux citoyens.

Photo : La Presse canadienne / Frank Gunn

Mieux informer le public

Le maire de Toronto pense aussi que cette erreur doit servir de leçon pour améliorer la sensibilisation et l'éducation du public en cas d'alerte sur un incident nucléaire avéré.

Nous devons nous assurer que tout le monde connaisse son rôle, que les gens soient avertis le plus rapidement possible et surtout que le public sache ce qu'il est censé faire [en cas d'incident].

John Tory, maire de Toronto

Le travail d'éducation que nous avons fait avec le public n'est pas approprié ; en effet, beaucoup de personnes envoyaient des messages aux médias disant qu'elles ne savaient pas ce qu'elles devaient faire lorsqu'elles ont reçu l'alerte, a affirmé John Tory.

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