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Une campagne pour protéger les cultures non récoltées contre les motoneiges

Rhéal Bernard au milieu d'un champ enneigé, par un jour d'hiver gris et venteux, avec ses mains sur une pancarte en plastique sur laquelle il est écrit, en anglais, «ne pas entrer, s'il vous plaît, il y a des pousses dans le champ».

Rhéal Bernard, gérant d’assurances pour la Société des services agricoles du Manitoba, et fermier près de Saint-Claude, plante une pancarte dans un champ.

Photo : Radio-Canada / Gavin Boutroy

Gavin Boutroy

Une société de la Couronne s’allie avec l’association des motoneigistes du Manitoba pour placer des pancartes autour des champs des agriculteurs qui n'ont pas pu terminer la récolte avant la tombée de la neige.

Plus de 500 pancartes seront installées par des clubs de motoneigistes le long du réseau de sentiers pour motoneiges Snopass, qui fait plus de 12 000 kilomètres.

La directrice générale de l’association de motoneigistes Snoman Inc., Yvonne Rideout, indique que l’association reconnaît que l’automne très humide a compliqué la récolte pour les producteurs du Manitoba.

Des pancartes seront également disponibles pour les fermiers désirant protéger leurs champs aux 26 bureaux de l’association dans la province.

Rhéal Bernard est gérant d’assurances pour la Société des services agricoles du Manitoba et fermier près de Saint-Claude, à une heure à l’ouest de Winnipeg.

Debout dans le champ d’avoine de l’un de ses voisins, il déneige des épis. Sous cette neige, il y a une récolte qui pourrait possiblement être récoltée ce printemps, lance-t-il.

160 000 hectares non récoltés

Pour éviter les dommages excessifs, on demande aux motoneigistes de ne pas aller sur les champs où il y a une récolte enfouie. Il s’agit plus ou moins de respecter les propriétés des agriculteurs, poursuit-il.

Il arrache quelques épis au sol et les frotte entre ses gants pour imiter les chenilles d’une motoneige. Le grain s’envole dans le vent glacial qui balaie la plaine. Une motoneige qui passe au-dessus de la récolte va faire écaler toute l’avoine, alors c’est une perte pour le producteur, indique M. Bernard.

Selon lui, il y a plus de 160 000 hectares de cultures diverses qui se trouvent toujours sous la neige dans la province. Cette année, il y a un peu de tout. Il y a des fèves, il y a des céréales, il y a du canola.

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