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« C'était un vol d’esprits magnifiques et c'était un vol d’âmes innocentes »

Des personnes déposent des fleurs sur une table où sont alignées des photos des victimes.

Une vigile avait lieu le 11 janvier 2020 à l'Université Dalhousie d'Halifax en mémoire des victimes de l'écrasement en Iran du vol 752 de la compagnie Ukrainian International Airlines.

Photo : Radio-Canada / Stéphanie Blanchet

Radio-Canada

Un millier de personnes se sont rassemblées dans un auditorium de l’Université Dalhousie, samedi après-midi à Halifax, pour se saluer la mémoire des victimes de l’écrasement d’un avion de ligne en Iran.

Le vol 752 du transporteur Ukrainian International Airlines, abattu par un missile de l’armée iranienne, s’est écrasé mercredi matin près de Téhéran, faisant 176 morts. Le gouvernement iranien affirme qu’une erreur humaine est à l’origine du drame.

Six de ces victimes avaient des liens avec Halifax, et quatre y résidaient. Il s’agit de Masoumeh « Masi » Ghavi, 30 ans, étudiante en ingénierie à l’Université Dalhousie ; de la Dre Sharieh Faghihi, une dentiste de 58 ans vivant en Nouvelle-Écosse depuis 2011 ; et de Fatemeh Mahmoodi, 30 ans, et Maryam Malek, 40 ans, étudiantes en finance à l’Université Saint Mary’s.

Photos encadrées de quatre femmes alignée sur le sol entourées de fleurs et de bougies.

De gauche à droite : les photos de la Dre Sharieh Faghihi, Maryam Malek, Masoumeh Ghavi et Fatemeh Mahmoodi lors d'une vigile à Halifax le 11 janvier 2020.

Photo : CBC

Mandieh Ghavi, 20 ans, prévoyait rejoindre sa soeur aînée à Halifax pour y faire des études ; elle a également péri à bord de l’avion. Une autre des victimes est Saba Sadaat, 21 ans, qui a vécu à Halifax avec sa famille avant que celle-ci ne s’établisse à Edmonton.

La commémoration de samedi devait initialement se tenir au club universitaire, qui ne peut contenir que 200 personnes. Devant l’élan de sympathie manifesté par le public, elle a  finalement été tenue à l’Auditorium Rebecca Cohn, beaucoup plus grand.

Des membres des familles des disparues ainsi que des amis ont pris la parole.

Ce n’était pas le vol de la mort, c’était le vol de l’espoir, s’est désolé dans son allocution le président de l’Association culturelle iranienne de la Nouvelle-Écosse, Ali Nafarieh. Il a souligné que les victimes vivant à Halifax étaient diplômées, dentistes et candidates au doctorat.

C’était un vol de sourires magnifiques, c'était un vol d’esprits magnifiques, c'était un vol d’âmes innocentes et c'était un vol d’intellectuelles.

Ali Nafarieh, Association culturelle iranienne de la Nouvelle-Écosse

La ministre de l’Immigration de la Nouvelle-Écosse, Lena Metlege Diab, a dit que la province entière partageait le deuil et la peine de la communauté iranienne.

Venant d’une communauté culturelle, a dit Mme Diab, née à Halifax de parents venus du Liban, je sais ce que c’est de voyager à Noël vers son pays d’origine [...] je sais combien il est tragique de perdre des gens d’une manière insensée.

Deux photos dans des cadres montés sur des présentoirs et des gerbes de fleurs.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les photos de Fatemeh Mahmoodi (à gauche) et Maryam Malek (à droite) lors d'une vigile à l'Université Saint Mary's, le 10 janvier 2020 à Halifax.

Photo : Radio-Canada / Kassandra Nadeau

Une autre vigile avait eu lieu jeudi à l'invitation de l'Association islamique Al Rasoul, à Bedford. Le premier ministre de la Nouvelle-Écosse, Stephen McNeil, et le député fédéral d’Halifax, Andy Fillmore, étaient parmi les représentants des gouvernements présents. L’Université Saint Mary’s, un autre des établissements d’enseignement supérieur d’Halifax, avait organisé une vigile vendredi.

Selon Ali Nafarieh, les Iraniens et les Irano-Canadiens méritent de savoir ce qui s’est exactement passé pour qu’un avion civil soit ainsi abattu, tuant 176 personnes. Ce sentiment semblait partagé au sein d’une communauté ébranlée par la tragédie.

Parmi les victimes du vol 752 d’Ukrainian International Airlines, on compte 57 Canadiens. Les autorités ukrainiennes en rapportaient au départ 63. Le ministre canadien des Affaires étrangères, François-Philippe Champagne, a expliqué vendredi que le nouveau décompte est le résultat d'une vérification plus minutieuse des documents de voyage, des dates de naissance et d'autres informations.

Le premier ministre Justin Trudeau s’est dit furieux de la peine ainsi infligée à des familles canadiennes. Les Canadiens ont des questions et ils méritent des réponses, a-t-il déclaré samedi.

Avec les informations de La Presse canadienne et CBC

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Écrasement d'avion