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Offrir un rein à un inconnu : le geste altruiste d'une Rimouskoise

Julie Pigeon et son conjoint Dominic Lavoie, quelques instants avant l'opération.

Photo : Dominic Lavoie

Shanelle Guérin

Une Rimouskoise de 47 ans a donné un de ses reins à un inconnu, après son opération au centre hospitalier de Québec en décembre dernier.

Depuis l'enfance, Julie Pigeon chérit l'idée de sauver la vie d'un autre en faisant un don d'organe.

Mon père me répétait souvent de signer ma carte d'assurance maladie. Je le savais que je voulais donner un organe de mon vivant, mais je ne savais pas encore quoi. Trente ans plus tard, ça a débloqué, révèle Julie Pigeon.

En tant que préposée aux bénéficiaires, elle est confrontée à la souffrance des autres.

Il y a tellement de personnes qui sont malades au Bas-Saint-Laurent.

Julie Pigeon, préposée aux bénéficiaires

Elle a finalement décidé de donner un de ses reins, car elle s'occupe quotidiennement de personnes âgées souffrant d'insuffisance rénale, ainsi que de patients qui doivent subir une dialyse toutes les semaines.

Une femme dans la quarantaine d'année repose dans un lit d'hôpital habillée d'une jaquette.

Julie Pigeon est sereine, quelques instants avant son opération en décembre dernier.

Photo : Dominic Lavoie

De longues démarches

Ce n'est pas une mince tâche que de donner un organe : Julie Pigeon a subi une batterie de tests afin de s'assurer que le don d'un de ses reins ne compromettra pas sa vie. Puis, l'équipe médicale devait déterminer si le rein était dans des conditions de santé suffisantes pour survivre à la greffe.

Les donneurs vivants doivent être en bonne santé et ne pas présenter de signes significatifs de tension artérielle élevée, de diabète, de cancer, de maladie du rein, du cœur ou du foie, selon l'organisme Transplant Québec, qui a pris en charge Julie Pigeon.

La femme de 47 ans affirme qu'elle est seulement la troisième personne à donner un rein à un inconnu à l'hôpital de Québec.

On a vécu ça comme un accouchement. C'est comme si j'avais porté un bébé. Un bébé que j'allais donner qui allait sauver une vie. Tous les jours, j'avais ça dans la tête, partage-t-elle en s'esclaffant.

C'est vrai. Et bizarrement, ça a duré 10 mois, un peu comme une grossesse, renchérit son conjoint, Dominic Lavoie.

Une femme sur son lit d'hôpital montre les cicatrices qu'elle porte sur son ventre.

Julie Pigeon portera quelques cicatrices à la suite de l'intervention chirurgicale.

Photo : Dominic Lavoie

Julie Pigeon et son conjoint Dominic Lavoie veulent mettre en lumière l'importance du don d'organe puisqu'il s'agit d'une cause qui leur est chère.

Je pense que c'est important que les gens signent leur carte. Comme Julie a fait, les gens n'ont pas besoin d'attendre avant de donner un organe, ils peuvent le faire de leur vivant, témoigne son conjoint.

La générosité de Julie Pigeon paraît incommensurable. Elle profite actuellement de sa convalescence pour tricoter des bonnets pour les bébés naissants qu'elle ira porter à l'hôpital de Rimouski.

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Santé