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La présidente taïwanaise pro-indépendance Tsai Ing-wen réélue

L'homme et la femme se tiennent par la main, les bras levés en signe de victoire.

La présidente réélue de Taïwan Tsai Ing-wen et le nouveau vice-président William Lai célèbrent leur victoire électorale, à Taipei, à Taïwan.

Photo : Reuters / Tyrone Siu

Radio-Canada

La présidente sortante de Taïwan, Tsai Ing-wen, partisane de l'indépendance du territoire chinois, a été réélue pour un deuxième mandat de quatre ans samedi, dans une victoire électorale écrasante qui indique un fort soutien pour sa position ferme contre l’autoritarisme de Pékin.

Avec 57,1 % des voix contre 38,6 %, Mme Tsai a battu à plate couture le candidat du Parti nationaliste Han Kuo-yu, qui défendait un réchauffement des relations avec Pékin.

Tout de suite après sa réélection, la présidente s’est adressée à la Chine communiste, répétant son message prodémocratie.

Aujourd'hui, je tiens à rappeler une fois de plus aux autorités de Pékin que la paix, la parité, la démocratie et le dialogue sont les clés de la stabilité. Je veux que les autorités de Pékin sachent que la démocratique Taïwan et notre gouvernement démocratiquement élu ne céderont jamais aux menaces. J'espère que Pékin fera preuve de bonne volonté.

La présidente réélue de Taïwan, Tsai Ing-wen

Île de 23 millions d’habitants, Taïwan a développé sa propre identité depuis 1949, après que la guerre civile chinoise eut poussé le président de l’époque, Tchang Kaï-chek, à s’y réfugier après sa défaite devant les communistes. Bien que dans les faits, les deux gouvernements ont alors commencé à gérer deux territoires distincts, Taïwan n’a jamais déclaré son indépendance officielle.

L'île n'est considérée comme un pays indépendant que par une poignée de capitales, dont le nombre a fondu ces dernières années.

Quant à la Chine, le plus grand partenaire commercial de Taïwan, elle considère l’île comme une de ses provinces et a juré d'en reprendre un jour le contrôle, par la force si nécessaire.

D’ailleurs, depuis l’arrivée au pouvoir de Tsai Ing-wen en 2016, la Chine ne cesse de durcir le ton, alors que la présidente refuse de reconnaître le principe de l'unité de Taïwan et de la Chine au sein d'un même pays.

Pékin a coupé les communications officielles avec l'île, intensifié ses exercices militaires, durci les pressions économiques et arraché à Taïwan sept de ses alliés diplomatiques.

La foule tient des pancartes où l'on peut lire : «Libérez Hong Kong. La révolution de notre époque».

Les électeurs taïwanais favorables à la présidente réélue, Tsai Ing-wen, célèbrent sa victoire à l'extérieur du siège social de son parti, à Taipei.

Photo : Reuters / Tyrone Siu

Pékin risque d’exercer plus de pression

Pour Jonathan Sullivan, spécialiste de la Chine à l'Université de Nottingham au Royaume-Uni, la victoire de Tsai Ing-wen devrait pousser la Chine à assujettir Taïwan à sa volonté, notamment grâce à des cyberattaques, des investissements dans les médias de l'île pour obtenir une image plus favorable et peut-être même des démonstrations de force militaire.

Jusqu'à présent, les pressions de Pékin ont été relativement faibles, considère-t-il.

Déjà fin décembre, Pékin a envoyé dans le détroit de Taïwan son premier porte-avions de conception 100 % chinoise, le Shandong.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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