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Tout savoir sur le courant-jet

Avez-vous déjà traversé des zones de turbulence en avion? Elles sont très souvent causées par le courant-jet, ou jet stream en anglais. Les explications d’un météorologue.

Le trajet du courant-jet au-dessus de l'Amérique du Nord.

Le courant-jet polaire

Photo : NASA

Pascal Yiacouvakis

Le courant-jet revêt une importance particulière en météorologie, car il est le reflet des contrastes thermiques entre le nord et le sud.

Le courant-jet est un corridor de vents très forts qu'on trouve en haute atmosphère.

Il s’apparente à un vaste tube à l’intérieur duquel se logent des vents qui peuvent parfois dépasser les 400 kilomètres à l’heure.

Le courant-jet dessine de vastes ondes autour du globe à une altitude variant de 8 à 12 kilomètres. Son altitude et son intensité varient selon les saisons : il gagne en force l’hiver et perd de l’altitude, et inversement durant la saison chaude.

Comment se forme le courant-jet?

Le courant-jet se développe à partir des contrastes de températures entre les régions polaires et tropicales.

Plus les contrastes sont marqués, plus le courant-jet est intense, et c’est en hiver qu’il atteint des vitesses maximales au moment où les écarts de température sont les plus accentués.

En général, dans l’atmosphère, les vents augmentent avec l’altitude, pour atteindre un sommet vers 10 ou 12 kilomètres au-dessus du sol.

Cela coïncide avec la limite supérieure de cette première tranche atmosphérique qu’on appelle la troposphère. C’est d’ailleurs dans la troposphère qu’ont lieu la plupart des phénomènes météorologiques.

Mais avant d’aller plus loin, quelques notions de météorologie s’imposent.

Les forces du vent

Le vent résulte essentiellement de l’action de plusieurs forces : la force de pression, la force de Coriolis et la force de friction.

La force de pression est liée aux différences de pression à l’horizontale. Plus les variations de pression sont accentuées, plus la force de pression est forte.

C’est avant tout la force de pression qui détermine la vitesse du vent : plus la force de pression est intense, plus le vent sera fort.

La force de Coriolis est une force inertielle provoquée par la rotation terrestre. Elle agit perpendiculairement à la direction du mouvement de l’air et est intimement liée aux mouvements en spirale des vents qu’on observe au sein des dépressions près du sol.

Comme son nom l’indique, la force de friction est causée par le frottement entre le sol et l’air en mouvement. Cette force s’atténue rapidement avec l’altitude.

Les contrastes de pression

Maintenant, regardons un peu ce qui se passe d’un point de vue thermique.

L’air chaud des régions tropicales se dilate verticalement, alors que l’air froid des régions polaires se contracte.

Ainsi, à une altitude donnée, il en résulte un contraste de pression important (selon un axe nord-sud), et ce, particulièrement dans les latitudes moyennes.

Ce contraste de pression est le facteur principal qui influe sur vitesse du vent, donc du courant-jet.

Comme on l’a vu précédemment, le courant-jet gagne en intensité jusqu’au sommet de la troposphère. Au-delà de cette dernière, dans cette couche qu’on appelle stratosphère, le vent faiblit rapidement.

C’est dans la stratosphère que se loge la majeure partie de l’ozone.

Ce gaz, en absorbant les rayons ultraviolets du soleil, provoque une augmentation de la température.

Cette hausse de température agit sur les contrastes de pression nord-sud (dans la stratosphère). Ainsi, la situation s’inverse par rapport à ce qui se passe dans la troposphère, et le vent faiblit.

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