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L'abolition du cours d'Éthique et culture religieuse critiquée dans la région

Des élèves du secondaire vus de dos dans une classe  à la hauteur des jambes et des pieds, de manière à ne pouvoir les identifier.

Implanté à l'automne 2008, le cours Éthique et culture religieuse va faire l'objet d'une révision en profondeur d'ici la fin du mandat du gouvernement de François Legault, promet-on à Québec.

Photo : Radio-Canada / Frédéric Lacelle

La décision du gouvernement Legault d'abolir le cours d'Éthique et culture religieuse est critiquée par plusieurs acteurs du monde de l'éducation dans la région. Le sort qui sera réservé aux enseignants vient au premier rang des préoccupations.

Parmi les arguments invoqués pour justifier l'abolition du cours d'Éthique et culture religieuse, le ministre de l'Éducation affirme que la place de la religion était trop importante dans ce cours mis en place en 2007. Jean-François Roberge critique également les préjugés envers les religions véhiculés par certains manuels scolaires.

Pour Jocelyn Girard, professeur à l'Institut théologique et pastoral et chargé de cours à l'UQAC, le cours d'Éthique et culture religieuse mérite d'être réévalué, mais certainement pas d'être éliminé. D'autant plus que des futurs professeurs viennent d'être formés à l'UQAC pour enseigner cette matière.

Bien, ils vont devoir certainement se réorienter. C'est un peu dommage parce que la qualité de leur formation les préparait bien à donner cet enseignement-là.

Jocelyn Girard, professeur à l'Institut théologique et pastoral et chargé de cours à l'UQAC

Le sort des enseignants préoccupe la présidente du Syndicat de l'enseignement du Saguenay. Aline Beaudoin reproche d'ailleurs au ministre Roberge de ne pas les avoir consultés avant de prendre cette décision.

L'impact chez les enseignants, bien encore une fois ça va être les derniers informés. Est-ce qu'ils auront de la formation? On ne le sait pas, puis, présentement, la formation, c'est plus difficile parce qu'il y a de moins en moins de personnes pour remplacer les enseignants.

Aline Beaudoin, présidente du Syndicat de l'enseignement du Saguenay

Le nouveau programme qui entrera en vigueur à l'automne 2022 reste à définir. Trois forums se dérouleront en février pour décider des thèmes du nouveau cours qui sera mis à l'essai dans certaines écoles dès la rentrée scolaire 2021-2022.

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