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Des délais pour la réalisation d'examens d'imagerie non-urgents en Abitibi-Témiscamingue

Le pavillon d'un centre de santé et de services sociaux.

Le CISSS-AT, pavillon Gabrielle Laramée (archives)

Photo : Radio-Canada / Marc-Olivier Thibault

Les patients qui doivent subir des examens d'imagerie non-urgents doivent prendre leur mal en patience dans la région. Le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Abitibi-Témiscamingue (CISSS-AT) est présentement en mode «rattrapage» pour atteindre la cible ministérielle de 90 jours pour la réalisation d'examen non-urgents comme des échographies, scans, scopies ou IRM électifs.

On assure cependant que la situation ne met personne en danger et qu'on redouble d'efforts pour rattraper le manque à gagner.

Trois postes de radiologistes sur neuf sont présentement vacants dans la région : il n'y a pas de radiologue à La Sarre à la suite d'un départ et deux postes ne sont pas pourvus à Val-d'Or et Rouyn-Noranda.

La dernière année de travail a aussi été perturbée par le congé de maternité de deux spécialistes, de retour depuis septembre à Val-d'Or et Rouyn-Noranda.

La directrice des services multidisciplinaires du CISSS-AT, Chantal Brunelle, se veut rassurante.

La population ne devrait pas s'inquiéter, parce que tout ce qui est urgent, par exemple si le médecin fait une référence en imagerie et qu'il précise que c'est vraiment urgent parce qu'il a une suspicion de quelque chose d'important, tout ce qui est urgent va être pris en priorité, assure-t-elle.

Seules les radiographies sont pour le moment traitées en temps réel dans l'ensemble des hôpitaux.

Pour les autres examens - mammographies, scans, échographies et scopies - les patients doivent parfois attendre plus de trois mois pour avoir l'examen.

Pour les échographies non urgentes, par exemple, on atteint seulement la cible ministérielle de 90 jours de délais dans une proportion moyenne de 59 %, contre 64 % dans la province.

À travers le Québec, c'est la même situation. On voit des délais d'accès, les trois mois sont difficiles à respecter pour l'ensemble des examens qui nécessitent la présence d'un radiologiste. On espère que l'année 2020 va être une année fructueuse en recrutement de radiologistes.

Elle ajoute que trois radiologistes de l'extérieur du Québec ont démontré de l'intérêt pour travailler dans la région, mais qu'ils doivent préalablement compléter de longs processus administratifs.

Plus long pour une IRM

Quant aux examens d'imagerie par résonance magnétique (IRM), pour lesquels un appareil mobile parcourt la région, les délais sont plus importants.

Les urgences sont présentement traitées dans un délai de trois mois, alors que les semi-urgences le sont dans un délai de trois à six mois et les examens électifs dans un délai de plus de six mois. Selon le CISSS-AT, il y a présentement de 12 à 18 mois d'attente pour les examens électifs.

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