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Un premier laboratoire canadien travaillera avec le virus de la peste porcine africaine

Des porcs dans une porcherie.

La peste porcine s'est grandement propagée dans le monde en 2019.

Photo : Radio-Canada

Romain Chauvet

L'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) a autorisé le centre de recherche sur les vaccins et les maladies infectieuses de l'Université de la Saskatchewan, le VIDO-InterVac, à importer le virus de la peste porcine africaine afin de trouver un vaccin pour le combattre.

C'est le premier établissement non gouvernemental au pays à pouvoir travailler directement avec le virus. Le tout se passera sous haute sécurité, puisque le laboratoire possède un équipement adéquat et sécuritaire pour ce genre de recherche, souligne Nathalie Berube, technicienne de laboratoire à VIDO-InterVac.

La première année sera consacrée à l'étude du virus afin de découvrir comment ce dernier se reproduit et par quel milieu il est attiré. Par la suite, les chercheurs tenteront d'élaborer des vaccins en les testant sur des animaux, explique le Dr Volker Gerdts, directeur et président de VIDO-InterVac.

Par le passé, l'établissement a collaboré à des recherches sur cette maladie, en envoyant notamment 30 vaccins à Winnipeg pour des tests.

Anticiper l'avenir

Hautement contagieuse, la maladie, qui est sans danger pour les humains, s’est propagée de manière fulgurante, ce qui a entraîné la mort de millions de porcs dans le monde.

Elle n'a toutefois jamais encore été détectée au Canada, mais il n'est pas impossible que le virus arrive au pays un jour, estime Nathalie Berube. D'où l'importance de mener de telles recherches.

C'est une manière de protéger notre industrie porcine, de travailler sur une menace internationale qui n'est pas encore présente, mais qui devrait faire son chemin tranquillement et venir à nos portes.

Nathalie Berube, technicienne de laboratoire à VIDO-InterVac

Selon Nathalie Berube, les chances d'arriver à créer un vaccin sont très bonnes.

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