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Du biométhane produit beaucoup plus rapidement grâce au charbon actif

Des déchets dans un broyeur à l'usine

La biométhanisation permet de produire du biogaz à partir des matières organiques.

Photo : Radio-Canada / Édith Drouin

Radio-Canada

Des ingénieurs de l’Université de l’Alberta ont découvert une manière de convertir plus rapidement des graisses, de l’huile et des déchets alimentaires en biométhane, une source d’énergie renouvelable.

Les déchets graisseux – riches en énergie puisqu'ils contiennent de longues chaînes de carbone – prennent beaucoup de temps à se désintégrer et finissent très souvent dans les sites d’enfouissement, d’où ils dégagent une quantité importante de méthane, un gaz qui contribue au réchauffement planétaire.

Or, en combinant du charbon actif aux déchets alimentaires et aux huiles et gras usés, le chercheur Bappi Chowdhury et ses collègues ont réussi à accélérer leur décomposition en biométhane d’une vingtaine de jours à une semaine.

[Le charbon actif] change la manière dont les microbes interagissent, explique le professeur associé à l’Université d’Alberta Bipro Dhar, qui supervise les travaux l’équipe de recherche. Il peut améliorer significativement la rapidité avec laquelle ces produits organiques se dégradent et produisent du biométhane.

Le charbon a été ajouté à une mixture composée à 70 % de déchets alimentaires provenant d’un centre commercial et à 30 % de graisse et d’huile provenant de l’entreprise GHD Canada.

Deux chercheurs manipulent une machine dans un laboratoire universitaire.

Les chercheurs Bappi Chowdhury (gauche) et Bipro Dhar (droite)

Photo : Université de l'Alberta

Cette récente découverte pourrait alors aider des municipalités à mieux gérer leurs sites d’enfouissement et à récupérer certains déchets organiques pour les transformer en source d’énergie.

Les déchets organiques représentent 40 % des déchets municipaux au Canada et 5 % des émissions de gaz à effet de serre au pays.

Avec cette nouvelle méthode, Bipro Dhar suggère qu’un éleveur de volailles pourrait cesser de transporter ses déchets alimentaires vers des sites d'enfouissement et les utiliser plutôt pour produire de l’électricité.

L’équipe de recherche doit maintenant poursuivre ses travaux pour peut-être découvrir un produit plus efficace que le charbon actif.

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